7 ECOSSAIS DU TEXAS

Titre: 7 pistole per i MacGregor
Réalisateur: Franco Giraldi
Interprètes: Robert Woods

 

Paolo Magalotti
George Rigaud
Fernando Sancho
Nazzareno Zamperla
Leo Anchóriz
Agata Flori
Année: 1966
Genre: Western
Pays: Espagne / Italie
Editeur
Critique:
C’est en 1966 que Franco Giraldi, alors âgé de 35 ans, débute, sous le pseudonyme de Frank Garfield, sa carrière de metteur en scène. Il propose un western léger, humoristique sans verser dans la parodie grasse de la décennie suivante, 7 ECOSSAIS DU TEXAS, consacré à une famille typiquement écossaise, les Mc Gregor, installée aux USA pour y vivre de l’élevage avec leurs sept enfants. Parti vendre leur troupeau dans la petite ville du coin, les 7 frangins se font escroquer et, après une grosse bagarre, échouent en prison avant de constater que le bétail a été volé par des bandits mexicains menés par Santillana et Miguel (campé par l’inévitable Fernando Sancho). Gregor, l’ainé (Robert Woods) décide de ne pas se laisser faire et la famille vivra de nombreuses aventures rocambolesques…



Western ayant bénéficié de moyens confortables, 7 ECOSSAIS DU TEXAS se veut épique, festif et spectaculaire. Mission remplie pour cette production des plus réjouissantes qui recycle, en partie, les décors de POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS. Le rôle principal est dévolu à l’Américain Robert Woods, spécialiste du western à l’italienne (il en tourna une quinzaine durant la seconde moitié des sixties dont le célèbre diptyque consacré au pistolero mexicain PECOS) qui s’est, par la suite, reconverti dans le bis olé-olé signé Jess Franco (LA COMTESSE PERVERSE, PLAISIR A TROIS). Parmi les autres membres du clan McGregor, le physionomiste reconnaitra Alberto Dell’Acqua (AVEC DJANGO LA MORT EST LA), George Rigaud (revu dans de nombreux giallos comme LES RENDEZ-VOUS DE SATAN) ou encore Julio Pérez Tabernero (5 RAFALES POUR RINGO).



L’humour fonctionne, jouant bien sûr des clichés liés aux Ecossais, lesquels adorent boire du whisky et sont forcément radins au point d’essayer de ne pas gaspiller la moindre balle lors des fusillades. D’autres gags font sourire comme ce pianiste lassé de jouer de la musique de saloon et qui, en pleine bagarre et puisque personne ne lui prête attention, en profite pour pianoter du classique. Le grand spectacle, pour sa part, est au rendez-vous avec des chevauchées, des fusillades, des bagarres de saloon homériques, etc. Rien de franchement novateur mais de l’énergie, de la bonne humeur et de l’efficacité. En dépit de la légèreté générale, 7 ECOSSAIS DU TEXAS se montre parfois plus violent avec quelques passages de tortures dans les flammes assez cruels, style italien oblige.


León Klimowsky

Giraldi, assistant réalisateur sur POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS, offre une mise en scène efficace et enlevé, tirant adroitement parti des moyens dont il dispose. Giraldi allait d’ailleurs récidiver avec une séquelle (7 ECOSSAIS EXPLOSENT) et d’autres westerns de bonne tenue comme SUGAR COLT et UNE MINUTE POUR PRIER, UNE SECONDE POUR MOURIR avant de se reconvertir, au milieu des années 70, dans la réalisation de téléfilms et autres séries. Comme souvent, la musique (forcément signée Ennio Morricone) confère une dimension à la fois grandiose et cartoonesque au film quoique le thème principal (chanté) soit utilisé un peu trop souvent pour ne pas lasser.

Cependant, dans l’ensemble, 7 ECOSSAIS DU TEXAS reste vraiment divertissant et, malgré une durée conséquente (110 minutes environ), on ne s’ennuie pas une seconde à suivre les aventures picaresques et enlevées de ces frangins plein d’allant.

Hautement conseillé pour les amateurs de westerns spaghetti « familial ».

Fred Pizzoferrato - Mai 2017