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Critique: |
Un film de jungle typique qui surfe paresseusement sur la vague des cannibales lancé dix ans auparavant par Ruggero Deodato et Umberto Lenzi. Inspiré d'une histoire vraie (enfin, comme c'est un producteur italien qui le dit, rien n'est moins sûr!), cet AMAZONIA - L'ESCLAVE BLONDE rappelle également le classique western UN HOMME NOMMÉ CHEVAL ainsi que le CANNIBALIS (Deep River Savage) de Umberto Lenzi. Ici, une jolie blonde nommée Catherine Miles (Elvire Audray) débarque au Brésil pour rendre visite à ses parents et fêter dignement ses 18 ans. Au cours d'une excursion en bateau, toute la famille de Catherine tombe sous les fléchettes empoisonnées d'une tribu d'indigènes primitifs.
Scénario classique, mise en scène sans génie, et interprétation médiocre sont autant de bémol à cette série B assez banale. Quelques scènes gore (tête tranchée, attaque d'alligator, flèche dans l'œil) et un soupçon d'érotisme (l'héroïne est complètement nue durant les trois quart du métrage) nous rappellent pourtant le coté éminemment gratuit et complaisant des réalisateurs de cinéma bis italien. Ces ingrédients viennent heureusement pimenter un plat plutôt fade qui comprend aussi, évidemment, les tueries d'animaux non simulées typiques du genre. Mais niveau atrocité on a fait bien pire et le cinéaste se montre étonnamment sobre à ce niveau. Nous sommes davantage dans le domaine du récit d'aventures bis, comprenez pimenté de sexe et de sang, que du véritable produit gore comme pouvez l'être CANNIBAL FEROX. Les cannibales sont d'ailleurs quasiment absents du récit puisque la tribu qui recueille Catherine ne pratique pas l'anthropophagie, laissant cela à leurs ennemis!
Au final, l'amateur de série B pourra passer un agréable moment mais le film ne restera sûrement pas dans les mémoires. Il s'agit d'un produit de confection courante ficelé sans génie mais qui possède pourtant un certain charme. La construction en flash-back, les petits twists du scénario et la sobriété générale le rapprochent davantage d'un récit d'aventures que de l'horreur. Si AMAZONIA - L'ESCLAVE BLONDE est sympathique, on lui préférera néanmoins, et sans hésiter, les véritables classiques du genre que sont CANNIBAL HOLOCAUST de Deodato et le très Z mais incontournable CANNIBAL FEROX de Lenzi. Félicitons cependant Neo Publishing pour nous proposer ce titre rare dans de bonnes conditions, même si quelques bonus auraient été bienvenus. |
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octobre 2006 |
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