ANGEL OF DARKNESS III
Titre: Injû kyôhi 3 - jissha-ban
Réalisateur: Mitsunori Hattori
Interprètes: Ryôka Yuzuki

 

Rika Nanase
Shizuko Azuma
Minoru Sado
Keiji Hamaguchi
Miyuki Tanigawa
 
Année: 1996
Genre: Erotique / Fantastique / Horreur
Pays: Japon
Editeur  
Critique:

Nanti d’un scénario plus développé et intéressant que les deux précédents volets, ANGEL OF DARKNESS 3 n’en reste pas moins un prétexte à exhiber l’anatomie de ses interprètes féminines lors d’une poignée de scènes érotiques soft ponctué de quelques passages horrifiques.

Seule rescapée du précédent épisode, la jeune Manami rejoint, fort mal en point, son lycée. Hospitalisée, la jeune fille se révèle possédée par Injuu, un démon se nourrissant d’énergie sexuelle et passant de corps en corps. Hélas, la nymphette étant pucelle, l’ange des ténèbres perd de sa puissance car il ne peut se repaitre de sa lubricité. Après le décès de Manami, une enseignante, Manabe, devient le nouvel hôte involontaire d’Injuu, ce que découvre un étudiant timide nommé Takashi. Après avoir surpris sa professeur en train de dévorer un rat cru, le pauvre Takashi pérît à son tour, victime de l’incube. Mais, heureusement, un brave curé surgit pour combattre les forces du mal et protéger la mignonne Fumie, promise à un sort funeste…

Si ANGEL OF DARKNESS 2 puisait son inspiration auprès de la saga EVIL DEAD, ce troisième volet, pour sa part, décalque effrontément L’EXORCISTE. Lors du dernier tiers du métrage, confiné dans une chambre, un curé tente en effet d’extirper le démon du corps d’une adolescente qui, le visage déformé, éructe des obscénités. Le prêtre, armé de son goupillon l’asperge d’eau bénite, prie avec force le Seigneur et averti sentencieusement la mère de la possédée : « ce n’est pas elle qui parle mais le démon, aussi n’écoutez pas ses paroles ». ANGEL OF DARKNESS 3 reprend même, quasiment à l’identique, le climax du classique de Friedkin puisque l’émissaire de Dieu accueille l’incube en lui avant de se donner la mort.

Aucune surprise, donc, dans ce scénario-prétexte qui permet surtout d’exhiber de nombreuses anatomies féminines. Le retour à l’univers scolaire, après l’escapade forestière du précédent épisode, donne, lui, l’occasion au cinéaste de jouer sur les habituels clichés de la lycéenne dévergondée. Les fétichistes des lolitas en uniformes seront, par conséquent, ravi, d’admirer des nymphettes écartant les jambes pour dévoiler leur petite culotte immaculée ou tombant le soutif pour exposer leur poitrine.

Les tentacules, marque de fabrique de la saga ANGEL OF DARKNESS, sont, eux aussi, bien évidemment, de la partie : ils entrent et sortent des corps martyrisés des lycéennes par tous les orifices possibles. Malgré tout, ANGEL OF DARKNESS 3 reste soft et fonctionne essentiellement sur la suggestion pour entretenir son ambiance volontiers déviante et fantasmatique.

Cet « Hentai live » n’apporte rien à une saga aux outrances finalement très classiques (masturbations féminines suggérées, nudité complaisante, tentacules entreprenant) qui se contente d’alterner scènes érotiques bizarres et moments horrifiques référentiels aux effets spéciaux peu concluant.

Les amateurs de cinéma excentrique et d’exploitation crapuleuse passeront toutefois un moment relativement plaisant devant cet ANGEL OF DARKNESS 3 dont la courte durée (environ 70 minutes) empêche tout sentiment d’ennui. Vite vu, vite oublié mais, dans l’ensemble, le film atteint son but et parvient à divertir les spectateurs pervers. C’est déjà ça.

 

Fred Pizzoferrato - Mars 2015