BIG BAD

Titre: Big Bad
Réalisateur: Opie Cooper
Interprètes: Ainsley Bailey

 

Cameron Deane Stewart
Madeline Thelton
Daniel Dauphin
Clint Carmichael
Hannah Bryan
Année: 2016
Genre: Comédie horrifique
Pays: USA
Editeur
Critique:
Voici une nouvelle comédie horrifique à petit budget pas franchement convaincante mais pas désagréable à regarder non plus. Tout débute de manière hautement référentielle par une poignée de teenagers se racontant des histoires effrayantes au coin du feu. Ce qui devait arriver survient forcément : certains d’entre eux s’égarent dans les bois et rencontrent une créature qui les massacre.

Fin du (long) pré-générique (un bon quart d’heure) et présentation des nouveaux héros qui sont, surprise, une nouvelle poignée de jeunes totalement classiques (le beau gosse, la majorette sexy et stupide, la fille intelligence) et leur professeur. Notre petit groupe doit passer la nuit dans une prison abandonnée afin de récolter de l’argent pour leur école. Oui, c’est un des prétextes les plus ridicules jamais imaginés pour enfermer une bande de jeunes dans un lieu clos avec un monstre affamé. Car, évidemment, la créature les poursuit. Comme elle est poilue et que nous sommes un soir de pleine lune, l’identité du coupable semble évidente : un loup-garou.

Mais, en réalité, (attention spoilers !) le coupable s’avère en réalité un sasquatch, autrement dit un Bigfoot. BIG BAD se conforme à tous les clichés attendus d’un « creature feature » avec ces jeunes héros chassés, durant tout le temps de projection, par un monstre décidé à les dévorer un par un.



L’intrigue s’avère par conséquent sans surprise et linéaire, les protagonistes sont caricaturaux et les rebondissements attendus. Conscient de toutes ces limites, le cinéaste opte pour une approche mi sérieuse mi humoristique qui renvoie aux comédies familiales fantastico-horrifiques des années ’80 (on repère des clins d’œil à GREMLINS et aux GOONIES) et se préoccupe surtout de soigner le visuel, effectivement bien fichu vu le budget probablement minime. Le monstre, pour sa part, est un acteur costumé fort sympathique, ce qui change agréablement des bestioles en images de synthèses foireuses peuplant les productions style Asylum ou Syfy.

Tout cela n’est évidemment pas parfait, loin de là, mais BIG BAD demeure une toute petite série B acceptable. Elle trahit en tout cas l’amour de ses concepteurs pour ce genre de productions horrifiques « grand public » et, rien que pour cela, il lui sera beaucoup pardonné.

Fred Pizzoferrato - Octobre 2017