BLOOD LINK
Titre: Blood Link
Réalisateur: Alberto De Martino
Interprètes: Michael Moriarty

 

Penelope Milford
Cameron Mitchell
Geraldine Fitzgerald
Sarah Langenfeld
Martha Smith
Reinhold Olszewski
Année: 1982
Genre: Thriller / Fantastique / Horreur / Giallo
Pays: Italie / USA / Allemagne
Editeur  
Critique:

Tourné en 1982, BLOOD LINK appartient à cette vague de thrillers horrifiques aux inspirations giallesques qui met en scène un personnage principal nanti de pouvoirs parapsychiques. Avec son intrigue aux réminiscences de L’EMMUREE VIVANTE ou LES YEUX DE LAURA MARS, le long-métrage d’Alberto De Martino annonce également le FAUX SEMBLANTS de David Cronenberg puisque Michael Moriarty incarne le double rôle principal, celui d’un docteur ayant un frère psychopathe.

Médecin sans histoire, Craig Manning souffre depuis quelques temps d’hallucinations horrifiques. Il découvre que son frère jumeau, Keith, présumé mort depuis plusieurs années, est toujours bien vivant. Il le soupçonne également d’être responsable d’une série de crimes sanglants commis en Europe. Incapable de prévenir les autorités, Craig s’envole pour Hambourg, décidé à stopper la frénésie meurtrière de son frangin dérangé. Malheureusement, il est soupçonné d’être l’auteur des meurtres et doit donc prouver son innocence.

Classique et sans grande surprise, BLOOD LINK s’appuie essentiellement sur la performance digne d’éloge d’un Michael Moriarty très crédible dans un double rôle délicat. Familier de l’épouvante durant les 80’s, Moriarty apparut dans plusieurs réussites mineures signées Larry Cohen comme EPOUVANTE SUR NEW YORK, THE STUFF, LES ENFANTS DE SALEM ou LA VENGEANCE DES MONSTRES. Il figura également dans le superbe western PALE RIDER de Clint Eastwood et le sympathique TROLL de John Carl Buechler avant de se recentrer sur la télévision dès le début des années ’90. Le comédien apporte beaucoup de conviction à son interprétation et BLOOD LINK repose en grande partie sur ses épaules quoique la mise en scène d’Alberto De Martino, vétéran du bis responsable des intéressants HOLOCAUSTE 2000 et L’ANTECHRIST, assure également la bonne tenue de l’entreprise.

La musique d’Ennio Morricone, comme souvent, donne un cachet certain à ce BLOOD LINK qui lui permet de se distinguer du tout venant. L’intrigue, pour sa part, n’innove pas vraiment mais se suit sans déplaisir et privilégie les aspects thrillers, ponctués de quelques touches horrifiques ou gentiment érotiques. Seul le dernier acte, plus nerveux, assume davantage ses influences giallesques.

Production nullement déplaisante mais rarement passionnante, BLOOD LINK, situé aux lisières du giallo, n’en reste pas moins supérieure à la majorité des tentatives similaires sorties durant les années ’80. A découvrir, essentiellement pour la composition de Michael Moriarty.

 

Fred Pizzoferrato - Mai 2014