BLOODFIST 2
Titre: Bloodfist 2
Réalisateur: Andy Blumenthal
Interprètes: Don 'The Dragon' Wilson

 

Rina Reyes
Joe Mari Avellana
Robert Marius
Maurice Smith
 
Année: 1990
Genre: Arts martiaux
Pays: USA / Philippines
Editeur
Critique:

Le premier épisode ayant été un succès surprise pour ce pingre de Corman, il était inévitable de voir rapidement débouler une séquelle dans laquelle nous retrouvons Jake Raye, toujours campé par Don The Dragon Wilson, sportif accompli mais acteur désastreux. Après un combat ayant mal tourné (il a tué accidentellement son adversaire), Jake raccroche les gants et jette sa ceinture de kickboxer pour prendre du bon temps en compagnie d’une prostituée. Toutefois, la disparition d’un de ses amis le conduit à revenir aux Philippines. Une fois sur place, Jake réalise qu’il est tombé dans un piège : kidnappé en compagnie d’une dizaine de combattants émérites, notre champion se voit condamné à participer à un tournoi clandestin organisé par un trafiquant de stéroïdse. Celui-ci espère convaincre d’éventuels acheteurs de la qualité de ses drogues en transformant une poignée de bagarreur en véritables machines à tuer insensibles à la douleur façon Bane dans Batman.

Manifestement inspiré par OPERATION DRAGON, cette séquelle du premier BLOODFIST (les films suivants ne reprendront que le titre et un Don The Dragon Wilson changeant de rôle comme de chemise) tient agréablement la route et s’avère dans l’ensemble divertissante. Les combats sont plus nombreux que dans le premier volet et, dans les limites d’un petit budget américain, adroitement chorégraphiés et filmés.

Le principe du tournoi permet une foultitude d’affrontements et la démonstration de styles martiaux variés rend l’ensemble dynamique, d’autant qu’une durée réduite à seulement 80 minutes maintient un rythme soutenu. En réalité, l’essentiel du métrage est occupé par une suite de combats et le temps de remplissage entre chacun d’eux est restreint au minimum (avec bien sûr quelques scènes de nudité féminine indispensables à toute production Corman qui se respecte).

Les personnages stéréotypés (et le doublage catastrophique) entament à peine le plaisir ressenti à cette agréable série B martiale parfois aux limites du nanar (ou du ridicule) sans que cela soit d’ailleurs véritablement gênant, au contraire cela ajoute une touche de fun supplémentaire au produit fini. Sans être un chef d’œuvre, loin de là, BLOODFIST 2 constitue le haut du panier dans le domaine du film de kickboxing américain des années ‘80/’90 et sans nul doute le meilleur film de cette interminable série.

A redécouvrir pour les amateurs de tatanes.


Chronique originellement publiée dans Medusa Fanzine

Fred Pizzoferrato - Avril 2015