BLOODFIST IV: DIE TRYING
Titre: Bloodfist IV: Die Trying
Réalisateur: Paul Ziller
Interprètes: Don 'The Dragon' Wilson

 

Catya Sassoon
Amanda Wyss
Kale Browne
Liz Torres
Dan Martin
Dino Homsey
Année: 1992
Genre: Action / Arts martiaux
Pays: USA
Editeur
Critique:

Don The Dragon Wilson incarne cette fois Danny Holt, un ancien repris de justice qui travaille à présent à la récupération de voitures saisies par les banques. Bien sûr, ce job d’huissier ne lui attire pas que des sympathies mais la situation échappe à tout contrôle lorsqu’il prend possession de la voiture d’un trafiquant d’armes. Dans celle-ci, en effet, se cache une boite de chocolat (un clin d’œil à FORREST GUMP ?) dissimulant des détonateurs destinés au Moyen-Orient. Après le massacre de ses collègues et l’enlèvement de sa fille par les trafiquants, Danny n’a d’autre choix que la riposte même si la CIA et le FBI participent également à un étrange jeu de dupes.

Tourné en vidéo par Paul Ziller, spécialiste du genre, et produit par Roger Corman, BLOODFIST IV n’a évidemment aucun lien avec les précédents volets de la « saga » si ce n’est la présence de Don The Dragon Wilson. Sans doute satisfait du résultat Ziller et Wilson se retrouvèrent d’ailleurs huit ans plus tard pour un quasi-remake, MOVING TARGET. Cette première version n’en reste pas moins une honnête série B d’action : elle se déroule sur un rythme correct bien aidé par une durée adéquate (80 minutes) et ménage quelques rebondissements plaisants en dépit d’une intrigue globalement linéaire et prévisible.

Dans le rôle principal, l’inamovible Don The Dragon Wilson campe le héros au passé trouble qui a trouvé la rédemption dans le travail et la paternité. Le comédien délivre ici une prestation honnête même si son rôle peu développé et ses capacités limitées le cantonne aux habituels stéréotypes aggravés par l’inévitable romance. « Martiallement » parlant le Dragon délivre néanmoins un bon boulot avec des combats bien menés qu’il a lui-même chorégraphiés. Don Wilson affronte d’ailleurs un autre familier de la baston cinématographique en la personne de Gary Daniels ainsi qu’une poignée d’experts en arts martiaux dont les spécificités et grades sont détaillées dans le générique (une constante de la saga).

A leurs côtés, nous retrouvons Amanda Wyss (LES GRIFFES DE LA NUIT) et Catya « Cat » Sassoon (fille de Vidal Sassoon précocement décédée d’une overdose à 33 ans). Si chacun lève la jambe et frappe du poing, le meilleur combat reste néanmoins le final filmé avec tous les artifices coutumiers du petit budget des années ’90: éclairages bleutés saccadés, pénombre et effets tape à l’œil à base de ventilateurs géants qui éclairent et laissent dans l’ombre les adversaires.

Du classique mais ça fonctionne agréablement. Produit honnête, BLOODFIST IV ne se hisse jamais au-dessus d’une plaisante moyenne et se réserve évidemment aux inconditionnels du kickboxing bis et du thriller d’action de seconde zone. Toutefois, dans ces limites, le film reste correct et sa courte durée, agrémentée d’un nombre conséquent de fusillades et autres empoignades, empêche de s’ennuyer.

Potable.

Fred Pizzoferrato - Août 2015