BLOODFIST VI: GROUND ZERO
Titre: Bloodfist 6: Ground Zero
Réalisateur: Rick Jacobson
Interprètes: Don 'The Dragon' Wilson

 

Michael Blanks
Vincent DePalma
Art Camacho
Robin Curtis
Alex Desir
Wynn Irwin
Année: 1995
Genre: Action / Arts Martiaux
Pays: USA
Editeur
Critique:

Pour ce nouvel épisode anticipant sur le 11 septembre, la saga « Bloodfist » se déplace dans un lieu unique et clos une base militaire américaine investie par des terroristes musulmans décidés à déclencher l’apocalypse nucléaire. Bien sûr, un brave bidasse nommé Nick Corridan (Don Wilson) joue les trouble-fête et contrecarre les plans des méchants en s’emparant de la clé permettant la mise à feu des missiles. Une course poursuite s’engage donc entre Corridan et les fous d’Allah pour mettre la main sur le sésame permettant de déclencher l’holocauste atomique.

Puisant son inspiration dans L’ULTIMATUM DES TROIS MERCENAIRES (du moins pour les prémices d’une base tombée sous le contrôle de l’ennemi), le film se transforme rapidement en un énième remake déguisé de PIEGE DE CRISTAL. Don Wilson passe donc l’essentiel du métrage à tenter d’échapper aux terroristes retranchés avec pour seules armes ses pieds et ses poings. Bien sûr, les moyens ne sont pas les mêmes que chez John Mc Tiernan et tout ça parait bien « cheap », notamment lors de l’attaque aérienne de la base.

L’ensemble se limite souvent à des poursuites dans des corridors déserts ponctués de coups de pieds bien placés et de fusillades molles mais, étonnement, le film fonctionne agréablement dans les limites de ses modestes ambitions. Linéaire et prévisible, BLOODFIST VI garde un rythme correct et sa durée réduite (80 minutes) l’oblige à ne point trainer en route, donnant la priorité aux passages d’action proposés à intervalles réguliers.

Le cinéaste Rick Jacobson fait de son mieux pour filmer les combats de manière efficace et Cat Sassoon, pour sa seconde apparition sur la saga (dans un rôle différent) tombe le haut et apporte le côté sexy nécessaire. Don Wilson reste toujours aussi limité au niveau du jeu et délivre un peu moins de coups de pieds que dans les précédents épisodes mais possède un certain charisme indéfinissable qui le rend sympathique, surtout lorsqu’il se contente de jouer le « gros bras » patriotique décidé à sauver le monde d’une troupe de terroristes caricaturaux.

Beaucoup d’amateurs de la saga (si, il y en a !) semblent tenir ce sixième opus en piètre estime par son manque de scènes de kickboxing et sa manière de plagier sans vergogne PIEGE DE CRISTAL et autre PIEGE EN HAUTE MER. Pourtant, le film se suit sans ennui à condition d’accepter le manque d’originalité et de moyens et BLOODFIST 6 demeure un spectacle décent pour les fans de séries B gentiment burnées. Dans le genre, ce n’est déjà pas si mal.

Fred Pizzoferrato - Novembre 2015