BLOODFIST VII: MANHUNT
Titre: Bloodfist 7 / Manhunt
Réalisateur: Jonathan Winfrey
Interprètes: Don 'The Dragon' Wilson

 

Jillian McWhirter
Jonathan Penner
Steven Williams
Mindy Seeger
Stephen Davies
 
Année: 1995
Genre: Action / Arts Martiaux
Pays: USA
Editeur
Critique:

Dans ce septième épisode, Don the Dragon Wilson joue un dénommé Jim Trudell en ballade vers le Mexique. En chemin, notre héros lève une fille, Stéphanie, dans un bar après lui avoir montré ses muscles (et avoir fracassé deux bikers désobligeants) mais, le lendemain, la demoiselle disparait avec sa voiture. Le Dragon n’est bien sûr pas content et poursuit la belle (de nuit puisqu’elle s’avère une prostituée) jusqu’à sa maison où il est attaqué par deux flics corrompus qu’il supprime en état de légitime défense.

Interrogé par un inspecteur de police plus futé que la moyenne (Steven Williams échappé de la série télé « 21 Jump Street »), Trudell s’enfuit lorsqu’il se trouve accusé des meurtres des policiers, sans oublier celui d’une Stéphanie portée disparue. Il apparait ensuite que la prostituée en question a été la témoin involontaire d’un meurtre impliquant une bande de ripoux qui opèrent au sein de la police et trempent dans le trafic de voitures volées. Ceux-ci veulent bien sûr la peau du Dragon afin de l’empêcher de parler.

Bénéficiant d’un scénario un peu plus intéressant que la plupart des épisodes de la saga, BLOODFIST VII (d’abord sorti sous le titre MANHUNT puis opportunément et frauduleusement rattaché à la franchise afin d’en accroitre le potentiel commercial) manque cependant d’arguments pour maintenir l’intérêt. Si les premières minutes sont intrigantes et laissent présager un film sympathique, la suite s’enfonce dans une routine épuisante qui pompe sans vergogne LE FUGITIF.

Don Wilson reste toujours aussi piètre acteur, ce qui se révèle problématique dans cet épisode moins porté sur la castagne et davantage centré sur une intrigue policière classique, certes banale mais pas désagréable. Heureusement, Steven Williams sauve les meubles et offre une belle interprétation (dans les limites du dtv d’action) qui crédibilise un produit rapidement routinier, le film alignant les clichés pour contenter l’amateur de baston. Néanmoins, au niveau martial, BLOODFIST VII reste le plus pingre de toute la saga et peine à satisfaire ceux qui ne jure que par le kickboxing: la mode étant passé à l’époque de sa sortie, le film se recentre sur le thriller d’action traditionnel et sans personnalité. En conséquence, le Dragon ne démontre guère ses compétences de combattant excepté dans de brèves scènes d’ailleurs plutôt mal filmées et chorégraphiées.

Réalisé par un spécialiste de la séquelle du fond du panier (CARNOSAUR 3, EXCESSIVE FORCE 2, BLACK SCORPION 2,…que du mauvais !), ce piètre opus ennuie en hésitant un peu trop entre un thriller sérieux et un simple divertissement « boom boom ». Aucun de ces deux aspects n’étant suffisamment développé, l’ensemble ne provoque que bâillements et ne réussit jamais à passionner le public.

Un ratage !

Fred Pizzoferrato - Janvier 2016