BLOODFIST VIII: LA CIBLE DU DRAGON
Titre: Bloodfist VIII: Trained to kill
Réalisateur: Rick Jacobson
Interprètes: Don 'The Dragon' Wilson

 

John Patrick White
Jillian McWhirter
Warren Burton
Donnie Hair
Richard Farrell
 
Année: 1996
Genre: Action / Arts Martiaux
Pays: USA
Editeur
Critique:

La saga « Bloodfist » arrive à son terme (avant une ultime déclinaison, BLOODFIST 2050, tournée en 2005 sans Don The Dragon Wilson) avec ce huitième volet à bout de souffle. Le cinéaste Rick Jacobson retrouve The Dragon un an après le sympathique BLOODFIST VI mais sans renouer avec la relative réussite de ce dernier. Loin de là !

Même les scénaristes semblent éprouver des difficultés à inventer de nouveaux patronymes à Don Wilson (qui, on le rappelle, incarne un personnage différent à chaque épisode) puisque le Nick Corridan du sixième volet devient ici Rick Cowan. Notre Dragon est cette fois un professeur binoclard qui, en réalité, se révèle un ancien agent de la CIA à la retraite. Attaqué par des méchants, Rick contre-attaque en compagnie de son fils adolescent, lequel découvre à quel point son paternel est « cool ». Ils partent en Irlande et Rick renoue avec ses vieilles habitudes de super agent.

Classique et prévisible, BLOODFIST VIII marque l’épuisement de la franchise. Comme le dit le Dragon en personne: « The first man to raise a fist is the first man to run out of ideas », nous pouvons donc conclure au bout de 5 minutes que les scénaristes n’ont plus d’idées puisqu’ils se contentent d’une course poursuite linéaire ponctuée de twists attendus (les traitres trahissent forcément les gentils…pas grave, ils paieront à la fin !) et de bagarres placées à intervalles réguliers.

L’intrigue joue aussi une variation guère subtile sur le « buddy movie » avec Don Wilson et son fiston qui commencent le métrage en se chamaillant de manière très classique puis deviennent copain comme cochon au travers des épreuves.

Quelques notes d’humour très stupide fonctionnent néanmoins (la radio piégée et électrifiée) mais n’évitent pas les bâillements consécutifs à un rythme laborieux. La délocalisation en Irlande renouvelle cependant les décors et balance tous les clichés attendus (château isolé, musique folk, ambiance de pub enfumé, etc.) tout en conférant une petite plus-value au produit fini. Insuffisant néanmoins pour permettre à cette série B mollassonne d’atteindre ne serait-ce que la moyenne. Un poil au-dessus du piteux épisode précédent mais à réserver néanmoins aux inconditionnels de la saga ou de Don Wilson.

Fred Pizzoferrato - Janvier 2016