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Don Coscarelli est un cinéaste sous-estimé ayant œuvré dans le fantastique depuis ses débuts à la fin des seventies. Outre le sympathique DAR L'INVINCIBLE (une des meilleurs fantasy post-Conan) et le survival bien nommé SURVIVAL QUEST, Coscarelli est essentiellement connu pour sa série culte (et fort inégale) des PHANTASM, dont il signa quatre épisodes entre 1978 et 1998. Récemment intronisé "master of horror" via la série télévisée homonyme, Coscarelli réalisa également, en 2003, cette très étrange petite production qui, en dépit de ses nombreux défauts, possède un charme incomparable et se révèle être, sans doute, son meilleur film depuis…le premier PHANTASM!
A partir de ce postulat de base, Coscarelli aurait pu accoucher d'une comédie horrifique décapante inspirée des années 80…mais il a choisit une autre voie, à la fois plus gratifiante et plus casse gueule, qui passe par une foi incroyable dans son sujet pourtant hyper-gonflé et, surtout, par un respect total envers ses personnages. Loin des clowns comiques qu'ils auraient pu être, les supposés (!?) Elvis et J.F.K. sont des êtres d'une grandes profondeurs et d'une vraie complexité. Don Coscarelli livre une très poignante réflexion sur la solitude, la vieillesse et la mort, avec une puissance qu'aucun "auteur" n'est parvenu à approcher via de rébarbatifs pensuums réalistes. Et, pourtant, BUBBA HO-TEP réussit l'exploit de se montrer drôle et plein d'esprit, parfois même trash et vulgaire mais sans jamais sacrifier sa cohérence pour une blague de mauvais goût ou un jeu de mot salace. Ce qui s'annonçait comme le pendant version horrifique et gériatrique d'une comédie de lycée à la AMERICAN PIE se révèle une vraie révélation. Malheureusement, le métrage n'est pas exempt de défaut. Sa mise en place est parfois longuette et son rythme s'avère défaillant, tout comme la mise en scène qui, quoique parfois inspirée, échoue a rendre l'ensemble véritablement passionnant. Si le point de départ est savoureux, le scénario aurait pu aller encore plus loin dans l'outrance mais les dialogues franchement savoureux, les remarques acides d'un Bruce Campbell exceptionnellement juste et la bonne humeur qui se dégage de ce BUBBA HO-TEP (jusqu'au final tragique et émouvant) rendent ce film terriblement sympathique. Déjà culte! |
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Fred Pizzoferrato - Février 2007 |
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