LES CAVALIERS DU CREPUSCULE
Titre: The sundowers
Réalisateur: George Templeton
Interprètes: Robert Preston

 

Robert Sterling
Cathy Downs
Chill Wills
Jack Elam
John Drew Barrymore
Don Haggerty
Année: 1950
Genre: Western
Pays: USA
Editeur Artus
Critique:

Alan Le May, le scénariste de la PRISONNIERE DU DESERT, écrit ici un honnête western de série B réalisé par George Templeton au sujet relativement original. Le propriétaire de ranch Tom Cloud, victime de divers ennuis avec un autre fermier, voit réapparaitre son frère perdu de vue, James, surnommé Wichita Kid. Celui-ci a connu divers déboires avec la justice et il impose aussitôt ses manières brutales. Il se met également à courtiser Kathleen, la maîtresse de Tom, et exerce une influence de plus en plus grande sur son jeune frère Jeff.

Très centré sur les personnages, LES CAVALIERS DU CREPUSCULE s’appuie sur les compositions de Robert Sterling (LE SOUS MARIN DE L’APOCALYPSE) et Robert Preston (nominé à l’Oscar pour VICTOR VICTORIA). Le premier se montre apparemment droit dans ses bottes et quelque peu moralisateur mais n’agit guère pour résoudre ses problèmes. Il voit donc d’un œil ambivalent l’arrivée du second, hors-la-loi charmeur qui tue ses ennemis et supprime le mari de sa maitresse.

L’originalité de ce western réside donc dans ces personnages, peu manichéens et bien typés. Dommage que l’intrigue paraisse parfois avoir souffert de coupes assez abruptes, peut-être une volonté du studio de réduire sa durée à la norme du western B de cette époque. La romance extraconjugale entre Sterling et Cathy Downs (LA POURSUITE INFERNALE) parait ainsi peu développée, à moins qu’il ne s’agisse d’une influence de la censure. Si l’action est rare, la courte durée (80 minutes) lui confère cependant un certain rythme et le long-métrage se conclut par une fusillade finale dans les collines rocheuses du Texas plutôt bien mise en scène et indéniablement efficace. Sans être un classique oublié, ce petit film se montre donc plaisant et remplit agréablement son contrat de divertissement rondement mené. Sympathique.

Le dvd d'Artus propose une unique piste en version originale sous-titrée passable mais souffre d'une image assez médiocre. Heureusement un bonus érudit d'une vingtaine de minutes apporte à cette édition un petit plus estimable.

Fred Pizzoferrato - Décembre 2016