UN CERCUEIL POUR LE SHERIFF

Titre: Una bara per lo sceriffo
Réalisateur: Mario Caiano
Interprètes: Anthony Steffen

 

Eduardo Fajardo
Arturo Dominici
George Rigaud
Luciana Gilli
Lucio De Santis
Année: 1965
Genre: Western
Pays: Italie / Espagne
Editeur
Critique:

Voici le premier des quatre westerns que tourna la star du genre Anthony Steffen (alors à ses débuts dans le genre) sous la direction de l’habile artisan du bis Mario Caiano (les autres étant SON NOM CRIE VENGEANCE, LA VENGEANCE DE RINGO et UN TRAIN POUR DURANGO).

L’intrigue ne cherche guère la complication et se repose sur le schéma éprouvé de la petite ville vivant sous la coupe d’un méchant chef de bande, Lupe, accompagné du non moins cruel Murdock. Un fermer, Wilson, et sa fille Jane en ont assez de cette situation et demandent de l’aide au sheriff Texas Joe Logan, lequel débarque incognito, se fait passer pour un truand et infiltre la bande des bandits afin de nettoyer la région…

UN CERCUEIL POUR LE SHERIF propose les scènes attendues du western à l’européenne avec notamment cette partie de poker où chacun se regarde longuement dans une ambiance pesante. On trouve encore d’autres passages quelques peu étirés (parfois à l’excès) afin que le spectateur puisse ressentir la tension qui règne entre les protagonistes. Nous aurons également droit à l’attaque d’un convoi, au braquage d’une banque, à une séquence d’initiation éprouvante qui permet à Steffen d’intégrer les hors-la-loi et à de nombreuses bagarres, trahisons, fusillades, passages à tabac et autres violences. Le tout, bien sûr, au son d’une musique de bonne tenue.

Alors, évidemment, l’intrigue n’est guère étoffée et se révèle un brin prévisible avec le moment attendu de suspense où les crapules découvrent la vérité sur Steffen. Ce-dernier révèle, lors du final, sa véritable identité et les raisons de sa soif de vengeance (encore une fois très convenues). Malgré ces bémols et son côté très prévisible, voire routinier, UN CERCUEIL POUR LE SHERIF se montre efficace et bien interprété.

La mise en scène s’avère elle aussi soignée, avec quelques cadrages étudiés et, surtout, le film se montre joliment rythmé puisque le tout dure seulement 80 minutes. Cela ne suffit pas à élever ce long-métrage au rang de classique du western européen mais permet toutefois à UN CERCUEIL POUR LE SHERIF de ne pas démériter. Bref, un honnête produit dans l’imposante seconde division du genre que l’on conseillera prioritairement aux inconditionnels, les fous furieux souhaitant tout voir dans le western européen.



Fred Pizzoferrato - Septembre 2017