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Luigi, fiancé à une riche héritière ennuyeuse, succombe aux charmes juvéniles de sa cousine, laquelle l'entraîne dans une spirale de perversions (miam!) d'actes de plus en plus dangereux (oh!). La belle nymphette serait-elle une dangereuse schizophrène meurtrière à ses heures perdues? (SPOILER: la réponse est oui!) Le DVD est parfois une bénédiction pour les amateurs de bis. Témoin ce CRAVING DESIRES, petit décalque italien de BASIC INSTINCT et LIAISON FATALE vendu dans les magasins de grande distribution au prix incroyable de UN euro. Devant cette jaquette alléchante (l'héroïne en bas noirs et porte-jarretelles), le cinéphile pervers succombe évidemment à la tentation, en prétextant évidemment qu'il aime depuis toujours les films de Sergio Martino. Ensuite, il passe une heure et demie devant son écran, un peu honteux mais c'est une autre histoire.
En fait, DESIRS MEURTRIERS se situe pleinement dans la lignée des nombreux décalques du film de Verhoeven sortit au milieu des années 90: BEDROOM EYES (2 films), BODY CHEMISTERY (4 films), ANIMAL INSTINCT (2 films), POISON IVY (3 films), ONZE JOURS ET ONZE NUIT (3 films), FATAL INSTINCT, INNER SANCTUUM, etc. L'idée est de broder une intrigue minimaliste et pseudo policière pour relier des intermèdes chauds toutes les dix minutes. Rien de passionnant, surtout que Martino se montre très classique dans le sexe et ne parvient même pas à livrer quelques petites perversions jadis de rigueur chez les bisseux ritals. Reste une prédominance des bas noirs et des porte-jarretelles pour contenter les fétichistes. C'est peu.
Niveau suspense, rien à signaler non plus: on comprend tout de suite où le cinéaste veut en venir: la belle jeune femme, malade mentale et satanique débutante, paraît immédiatement suspecte. Dommage aussi que le seul meurtre se passe hors champ: seul le résultat sera visible et le soft est une nouvelle fois de rigueur. Avec son passé, Martino aurait pu tenter de donner un peu plus de nerf à l'ensemble quitte à se rapprocher du giallo mais il a choisi la voie la plus facile et limite ses efforts au strict minimum syndical. Triste! Rien de mémorable dans le jeu des acteurs non plus, malgré la présence de l'ex-star de l'érotisme rital Serena Grandi. L'actrice tentatrice a pourtant un corps sublime et ne se prive pas de nous le montrer (du moins le haut car sa foufoune reste cachée durant tout le métrage) mais l'acteur principal avec son côté playboy irrésistible a, pour sa part, une belle tête de con. Sergio Martino déroule donc une mise en scène des plus pépères, recopie les idées des autres et ennuie souvent. Le résultat se laisse pourtant voir d'un œil distrait, sans doute à cause des charmes de l'héroïne. On se console comme on peut avec les mauvais films. Parfois par deux scènes gore, parfois grâce à deux tétons pointant sous un chemisier.
En résumé, DESIRS MEURTRIERS est agréable pour se rincer l'œil mais on n'y trouve pas de quoi fouetter une chatte. |
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Fred Pizzoferrato - Décembre 2007 |
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