DEATHSTALKER

Titre: Deathstalker
Réalisateur: James Sbardellati
Interprètes: Rick Hill

 

Barbi Benton
Lana Clarkson
Richard Brooker
Bernard Erhard
Augusto Larreta
Année: 1983
Genre: Fantasy
Pays: USA
Editeur
Critique:
Réponse de Roger Corman au triomphe de CONAN LE BARBARE, cette amusante série B d’heroic fantasy se regarde sans déplaisir grâce à la conviction de son interprète principal, ses nombreuses scènes dénudées et son rythme élevé, conséquence d’une durée restreinte à 75 minutes hors générique. Sans beaucoup d’argent à sa disposition, le réalisateur parvient en outre à donner le change et le long-métrage ne fait pas trop pauvre : les décors sont passables, les effets spéciaux, évidemment rétros et bricolés, possèdent un certain charme et la figuration est acceptable, permettant notamment une sympathique scène d’orgie dévoilant les charmes d’une pléiade de demoiselles.



Généralement, dans la fantasy, les motivations du héros sont sans surprise : soit il cherche à renverser un despote, soit il désire porter secours à une demoiselle en détresse, soit il souhaite s’emparer d’un artefact magique visant à accroitre sa puissance, soit il agit par appât du gain ou, enfin, il doit accomplir une quête en véritable « chevalier » des temps oubliés. Deathstalker peut donc être considéré comme l’archétype du héros puisqu’il va mélanger ses différentes motivations.

Une vieille dame un peu sorcière demande en effet à Deathstalker de lui ramener trois artefacts qui, une fois réunis, le rendront tout puissant. Le guerrier part donc à la recherche d’un calice, d’une amulette et d’une épée en possession du cruel magicien Munkar qui règne en despote sur le royaume après avoir enfermé la véritable princesse. L’intrigue, très balisée, suit donc toutes les conventions de la fantasy, y compris durant une seconde partie quasiment intégralement centrée sur un tournoi où s’affrontent différents compétiteurs.



Tout cela est sans surprise mais également fort plaisant, une sorte de partie de donjons et dragons entre ados ayant soudainement pris vie, entre combats à l’épée énergique, méchants sorcier et scènes de sexe gratuite. Le tout est saupoudré d’une pincée d’humour et d’un second degré appréciable qui rend l’entreprise bien sympathique. Dans le domaine des Conaneries à petit budget, DEATHSTALKER se place dans les (modestes) réussites.

Le film obtient d’ailleurs un certain succès, ce qui entraina la mise en chantier de trois séquelles, deux spin-off (les BARBARIAN QUEEN) et un remake (BARBARIAN).

Fred Pizzoferrato - Octobre 2017