LA POUPEE DIABOLIQUE
Titre: Devil Doll
Réalisateur: Lindsay Shonteff
Interprètes: Bryant Haliday

 

William Sylvester
Yvonne Romain
Sandra Dorne
Nora Nicholson
Alan Gifford
Karel Stepanek
Année: 1964
Genre: Epouvante
Pays: Grande Bretagne
Editeur Artus Films
Critique:

Adapté d’une nouvelle de Frederick E. Smith, LA POUPEE DIABOLIQUE rappelle le célèbre sketch du ventriloque d’AU CŒUR DE LA NUIT, une parenté assumée puisque le pantin porte d’ailleurs le même nom : Hugo. Toutefois, LA POUPEE DIABOLIQUE en constitue une variation pas déplaisante et relativement innovante.

L’intrigue concerne un journaliste, Mark English, décidé à percer les secrets d’un illusionniste surnommé le Grand Vorelli. Ce-dernier propose un numéro de ventriloque surprenant au cours duquel la poupée Hugo semble prendre vie et effectue même quelques pas vers le public. Etrangement, Vorelli et Hugo semblent se détester, ce qui intrigue English. Le reporter n’hésite pas, d’ailleurs, à pousser sa fiancée Marianne dans les bras du magicien afin d’en apprendre davantage sur ses trucs et astuces. English finit par découvrir le secret du ventriloque : il a jadis assassiné son assistant dont l’esprit est à présent emprisonné dans le pantin…

Suite au désistement de Sidney J. Furie, Lindsay Shonteff (NIGHT AFTER NIGHT AFTER NIGHT) hérite de la mise en scène, mais bénéficie toutefois des conseils avisé de Furie qui va aider le débutant à mener à bien cette première réalisation. On note ainsi un certain soin dans les cadrages et la photographie (en noir et blanc) qui confèrent un minimum d’intérêt au résultat.

Hélas, en dépit d’une durée restreinte (75 minutes), LA POUPEE DIABOLIQUE n’évite pas certaines longueurs, notamment lors des numéros d’illusionniste qui s’étirent plus que de raison. Un passage où une jeune fille sous emprise hypnotique se met à danser durant de longues minutes épuise ainsi la patiente du spectateur (à noter qu’un montage américain moins prude ajoute un strip-tease timoré à la séquence), tout comme les intermèdes timidement « sexy » qui jalonnent le récit.

Le film se regarde néanmoins sans déplaisir jusqu’à son retournement final certes attendu mais effectif et plutôt bien amené. Les bonus d’Alain Petit, consacrés aux diverses « poupées diaboliques » vues sur les écrans sont, comme toujours, intéressants.

Fred Pizzoferrato - Mai 2016