DJANGO, A BULLET FOR YOU

Titre: Dos mil dólares por Coyote
Réalisateur: León Klimovsky
Interprètes: James Philbrook

 

Nuria Torray
Perla Cristal
Mariano Vidal Molina
Alfonso Rojas
Guillermo Méndez
Rafael Vaquero
Année: 1966
Genre: Western
Pays: Espagne
Editeur
Critique:
Nous sommes ici au tout début de la « Django-exploitation » bien que rien, dans cette petite production, ne rappelle le célèbre pistolero campé par Franco Nero. Le titre original se réfère d’ailleurs à un autre héros populaire, succédané de Zorro, appelé le Coyote. Encore une fois nul Coyotte dans cet agréable western espagnol qui se réfère à la tradition américaine et rappelle davantage les séries B d’outre-Atlantique que les long-métrages de la Péninsule.

Un as de la gâchette, Sam Foster, est amoureux de la belle Mary dont le frère, Jim, veut jouer au dur en fréquentant une bande de hors-la-loi patibulaires. Sam tenter de le dévier de cette mauvaise voie et finit par l’arrêter. Evidemment Jim va s’échapper pour prévenir ses anciens complices, lesquels l’accueilleront… à coups de révolver ! Comprenant qu’il n’a rien à attendre ni des bandits ni de sa compagne (qui le trompe effrontément), Jim se ranger finalement du côté de Sam.

Cette intrigue des plus classiques égrène les conventions du western américain : le pistolero au cœur tendre qui prend sous son aile un jeune homme tenté par la vie facile des bandits, les retournements de situation et d’alliance, l’inévitable romance contrariée, les hors-la-loi retors et même les Indiens qui apparaissent durant le dernier acte pour augmenter le quota d’action. Bref, rien de bien neuf mais un film mouvementé qui se suit sans déplaisir en dépit de ses défauts : nous sommes à la croisée des genres, entre la tradition « classique » du western d’outre-Atlantique et les futurs excès de la manière italienne.

James Philbrook, acteur de télévision reconverti dans le bis européen, joue ici les substituts de Randolph Scott (que l’on l’imagine très bien dans ce rôle de cow-boy dur à cuire aux allures de mentor !) et le besogneux artisan du bis Leon Klimovsky (complice de Paul Naschy sur de nombreux films d’épouvante comme LA FURIE DES VAMPIRES mais également réalisateur de quelques plaisants westerns comme LE COLT DU REVEREND) maintient un bon rythme, bien aidé, il est vrai, par une durée restreinte à 87 minutes (ramenée à 80 dans certaines versions aujourd’hui disponibles) et de nombreuses fusillades plus enthousiastes que réellement convaincantes.

Véritable petite rareté, DJANGO A BULLET FOR YOU n’est certainement pas un incontournable du western européen mais demeure un petit produit certes fauchée mais pas désagréable par son utilisation des principales figures imposées du genre. Le tout se regarde distraitement mais saura contenter les inconditionnels.

Fred Pizzoferrato - Mai 2017