DOCTOR WHO - REVENGE OF THE CYBERMEN
Titre: Doctor Who - Revenge of the Cybermen
Réalisateur: Michael E. Briant
Interprètes: Tom Baker

 

Elisabeth Sladen
Ian Marter
Jeremy Wilkin
Ronald Leigh-Hunt
Kevin Stoney
 
Année: 1975
Genre: Science-fiction / Série TV / Doctor Who
Pays: Grande Bretagne
Editeur  
Critique:

Cinquième et dernier arc de la douzième saison du DOCTOR WHO, diffusé en quatre parties durant le printemps 1975, REVENGE OF THE CYBERMEN voit le retour des fameux « hommes de fer », ennemis historique du Seigneur du Temps. Les Cybermen, pratiquement absents de la série depuis l’arc THE INVASION dans la sixième saison effectuent, en effet, leur retour et bénéficient, cette fois, d’un argument important, à savoir la couleur !

Le Docteur et ses compagnons, Harry et Sarah, reviennent sur la station spatiale Nerva après avoir utilisé leur anneau temporel suite aux faits relatés dans GENESIS OF THE DALEKS. Ils constatent cependant l’absence du Tardis et la présence de nombreux corps, morts mystérieusement, et apparemment victimes d’une sorte de peste avant de réaliser qu’ils sont revenus sur Nerva des centaines d’années avant leur départ. Peu à peu, le Docteur découvre l’implication des Cybermen dans ces événements. En effet, durant la dernière Cyber War, les humains ont découvert la faiblesse des terribles androïdes à l’égard de l’or et ont créé une arme spéciale capable de les détruire. Les derniers Cybermen sont, par conséquent, décidés à anéantir la planète Voga, constituée d’or, avant de lancer leur plan de conquête galactique !

En dépit de prémices susceptibles de contenter les amateurs (le retour des Cybermen qui, d’ailleurs, ne reviendront plus, par la suite, avant l’arc EARTHSCHOCK de 1982!), ce serial souffre de trop nombreuses faiblesses pour fonctionner efficacement. Les monstres de métal apparaissent ainsi tardivement (à la fin de l’épisode 2) et bénéficient, cette fois, de rudiments d’émotions peu appropriées à leur nature de machines de mort.

L’introduction d’une faiblesse jamais expliquée (leur aversion – ridicule - à l’encontre de l’or) entraine, pour sa part, une histoire farfelue et tarabiscotée qui ne parvient guère à maintenir l’attention, d’autant que les piteux effets spéciaux n’aident pas à sa crédibilité. Une trop large partie du temps est, en outre, dévolu aux pérégrinations des personnages dans des cavernes et aux affrontements entre les Vogiens et les Cybermen. Notons d’ailleurs que, même en habitant une planète pratiquement entièrement constituée d’or, les Vogiens s’avèrent incapables d’arrêter deux (deux !) Cybermen. N’ont-ils sous la main aucune armes aurifères susceptibles de stopper cette redoutable (rires !) force d’invasion ?

Les combats à mains nues pâtissent également d’une certaine précipitation et d’une mise en scène brouillonne qui leur dénie toute efficacité. Si l’ensemble renoue, à quelques reprises, avec le charme suranné des serials de l’âge d’or, cet arc traine trop en longueur pour convaincre.

Heureusement, Tom Baker, à présent bien rôdé au rôle (qu’il gardera durant les sept saisons suivantes) semble s’amuser et compense par son jeu emphatique et de nombreuses touches d’humour les faiblesses du script. Cela ne suffit pas à rendre cette aventure mémorable mais cela lui permet, à tout le moins, d’éviter de complètement sombrer dans la médiocrité.

Prometteur sur le papier, REVENGE OF THE CYBERMEN constitue malheureusement un arc très décevant qui peine à atteindre la moyenne faute à une intrigue réellement intéressante et à des effets spéciaux grossiers. Un ratage à peine plaisant à réserver aux inconditionnels du Docteur!

 

Fred Pizzoferrato - Mars 2014