DON'T LOOK IN THE BASEMENT!
Titre: The Forgotten / Don't look in the basement!
Réalisateur: S.F. Brownrigg
Interprètes: Rosie Holotik

 

Annabelle Weenick
Harryette Warren
Bill McGhee
Jessie Lee Fulton
Robert Dracup
Michael Harvey
Année: 1973
Genre: Thriller / Horreur / Video Nasty
Pays: USA
Editeur  
Critique:

Unique scénario écrit par Tim Pope (futur réalisateur de nombreux clips mais aussi du piteux THE CROW : CITY OF ANGELS), ce thriller horrifique jadis classé « video nasty » ne fait guère preuve d’originalité et se contente de broder sur le vieux thème de l’asile psychiatrique dans lequel les plus fous ne sont pas les patients mais les médecins.

Le docteur Stephens, directeur d’une petite institution psychiatrique, est assassiné à coups de hache par un de ses patients. Sa remplaçante, le docteur Masters, engage une jeune infirmière, Charlotte, pour la seconder dans sa tâche et celle-ci rencontre les patients de l’établissement, parmi lesquels un ancien juge à la morale rigoureuse, un homme à l’intelligence infantile, un militaire, une femme maternant une poupée et, bien sûr, une nymphomane. Mais les apparences sont parfois trompeuses…

Mis en scène par le débutant S.F. Brownrigg, un amateur indépendant coupable de quatre petits budgets dans les années ’70 (puis d’un cinquième et dernier en 1986), DON’T LOOK IN THE BASEMENT trahit immédiatement son manque de budget et son ancrage au cœur des seventies, pour le meilleur mais, ici, surtout pour le pire. Le film se révèle donc languissant et peu intéressant, l’atmosphère onirique et cauchemardesque voulue par le cinéaste ne fonctionnant que rarement.

La première heure s’avère par conséquent ennuyeuse et l’action se traine, laissant peu de place aux éléments horrifiques passé le meurtre initial du médecin. Ensuite, le long-métrage se perd dans une présentation lassante des différents patients rencontrés par une jeune infirmière.

Rien de vraiment passionnant, d’autant que les moins perspicaces auront rapidement deviné où le scénario veut les conduire. L’interprétation, heureusement, relève un peu la barre et certaines performances sont efficaces, traduisant efficacement la folie des personnages.

Hélas, les dialogues sans intérêt et les nombreuses scènes inutiles rendent le tout ennuyeux, voire carrément soporifique.

En dépit de son classement « nasty », DON’T LOOK IN THE BASEMENT se montre au final timoré et rien ne justifie réellement cette inclusion dans la fameuse liste anglaise.

A l’exception de brefs plans sanglants, résultant des crimes, l’horreur se déroule majoritairement hors champs et seul le climax plus explicite verse dans le gore. Pas grand-chose à se mettre sous la dent dans ce très modeste thriller psychologique tenté par l’épouvante qui ne risque guère de provoquer, aujourd’hui, le moindre frisson.

 

Fred Pizzoferrato - Mars 2015