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Emanuelle, belle reporter bisexuelle toujours à la recherche de scoops juteux parcourt le monde pour en révéler les travers et les aspects les moins reluisants. Mais cette demoiselle est également photographe pour un magazine sexy et, après une séance de photo "artistiques", elle est abordée par un puceau puritain bien décidé à supprimer cette vile corruptrice de l'humanité bien pensante en l'assassinant à coup de révolver. Mais Emanuelle a plus d'un tour dans son sac et une petite gâterie poussera l'assaillant à la fuite. L'intrigue s'oriente ensuite dans une autre direction et un certain Joe aiguille la belle vers le harem du riche Eric Van Daren. Voici donc notre Emanuelle, une caméra miniature dissimulée dans un bijou pendentif, payant de sa personne et allant dans le lit des uns et des unes afin de ramener un beau reportage. Une conscience professionnelle qui se poursuit par une orgie lesbienne dans une piscine et l'observation des attentions manuelles offertes à un étalon (un vrai cheval, carrément!) par une captive du harem.
Lorsque Joe d'Amato reprend la saga des Emanuelle (ou des Black Emmanuelle, c'est pareil) des mains de Bitto Albertini, il décide d'assaisonner les plats à sa sauce et, après son EMANUELLE IN BANGKOK, le brave Joe insuffle une bonne dose de déviance à ce qui, au départ, devait être une suite de décalque mondain des EMMANUELLE officiels avec Sylvia Kristel. Donc, dans ce métrage, nous avons droit à du softcore gentillet, chaleureux et guilleret durant la première heure.
A l'image de LA NUIT FANTASTIQUE DES MORTS VIVANTS, de EMANUELLE ET LES DERNIERS CANNIBALES ou d'une poignée d'autres titres de cette époque, EMANUELLE EN AMERIQUE hésite entre différents genres et passe de l'érotisme au porno via l'aventure, le "thriller" et l'horreur gore. Drôle de mélange, lequel est d'ailleurs présenté en gradation, la majorité des scènes cultes (les passages hard-core et les trois séquences "snuff") étant reléguée en fin de métrage même si la très célèbre scène de masturbation chevaline par une demoiselle dévêtue (et pas très rassurée) intervient plus avant.
Le résultat, forcément culte, n'en reste pas moins un peu ennuyeux mais EMANUELLE EN AMERIQUE se doit d'être vu au moins une fois par tout amateur de "sick cinema" qui se respecte et le résultat demeure plaisant pour les fans d'extrémisme cinématographique! |
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Fred Pizzoferrato - Juin 2007 |
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