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Le projet "Greenlight" est un émission de téléréalité suivant la conception d'un métrage à petit budget. Pour sa troisième année, le show s'est intéressé à FEAST, un petit film d'horreur dont la conception a été rendu possible par l'argent de Matt Damon, Ben Affleck et Wes Craven. Les deux premiers films réalisés par les gagnants de l'émission n'ont pas vraiment récolté de succès mais ce troisième essai fut beaucoup plus fructueux. FEAST est donc une série B faisant clairement référence aux classiques du genre et ses principales inspirations viennent sans surprise de EVIL DEAD, UNE NUIT EN ENFER, TREMORS, PREDATOR et ZOMBIE, voir du pas si classique ni pas si réussi UNDEAD. L'intrigue, pas vraiment développée, piège un nombre conséquent de protagonistes dans un bar perdu au fond d'un canyon. Dehors, une poignée de monstres sanguinaires surgit de nulle part, dont la seule envie semble être de dévorer les clients du bar. Pourquoi? Comment? Le cinéaste s'en fiche et va droit à l'essentiel.
Heureusement d'ailleurs car la simplicité de l'histoire, illustrée platement, n'aurait sans doute donné en des mains moins inspirées qu'une série Z de plus. Ici on retrouve vraiment l'énergie des premiers Sam Raimi ou Peter Jackson ainsi qu'une même volonté de repeindre les murs en rouge du sol au plafond. Même si ce n'est sans doute pas le plus doué des cinéastes, John Culager sait filmer adéquatement son décor restreint et conférer un sacré rythme à un titre malheureusement fort prévisible dans son dénouement. Quelques petites surprises (des morts inattendues, une "héroïne" qui, tirée d'affaire préfère s'enfuir et laisser le reste de la troupe en plan,…) suffisent pourtant à maintenir l'intérêt au long des 80 petites minutes de projection. Avec ses acteurs bien choisis (des célébrités, un vétérans du genre et des belles demoiselles), son rythme frénétique, son humour plus ou moins efficaces (quelques "one-line" sympas, quelques scènes délirantes - comme celle où Bozo est persuadé que Mamy sait la vérité "parce qu'elle est vieille et connaît forcément toutes ces histoires") et ses excès de gore, FEAST est un divertissement plein d'entrain. Bancal, sans doute, perfectible, sûrement, mais, finalement, généreux et distrayant. Que demander de plus? (…un bon scénario peut-être?) |
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Fred Pizzoferrato - Décembre 2007 |
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