FLOWER AND SNAKE IV: WHITE UNIFORM ROPE SLAVE
Titre: Hana to hebi: hakui nawa dorei
Réalisateur: Shôgorô Nishimura
Interprètes: Ran Masaki

 

Kazuyo Ezaki
Masayoshi Nogami
Minako Ogawa
 
 
 
Année: 1986
Genre: Pinku / Erotisme / SM
Pays: Japon
Editeur  
Critique:

Déjà réalisateur des deux précédents opus de la saga thématique « Flower and Snake », Shogoro Nishimura propose un quatrième volet sans grande surprise qui s’intéresse, cette fois, à un pervers dentiste. Comme nous sommes dans le monde merveilleux du pinku tendance sadomaso et tortures, le cinéaste nous dépeint le quotidien très sexualisé du praticien Obe et de son assistante Naoe. Le couple prend plaisir à endormir leur patiente pour, ensuite, en abuser de diverses manières, ce qui accroit leur excitation et les pousse à copuler frénétiquement.

La suite du long-métrage ne surprendra guère les adeptes de la saga puisque FLOWER AND SNAKE 4 présente de longues séquences d’humiliation et de souffrance infligée à une demoiselle maintenue dans un état d’esclavage sexuelle par ses tortionnaires. Le point d’orgue de cette entreprise de dégradation systématique de la gent féminine survient lorsque le cruel dentiste enfonce une dizaine d’aiguilles dans la bouche de sa patiente martyrisée. Un moment particulièrement éprouvant pour quiconque à frissonner sur le siège d’un dentiste ! Autre constante de la série : le passage urologique imposée. Ici, la suppliciée se voit contrainte d’avaler plusieurs litres d’eau et, ensuite, d’uriner devant ses bourreaux, lesquels prennent plaisir à lui comprimer le ventre de manière sadique pour augmenter son malaise.

Les saynètes érotiques se succèdent donc sur un rythme soutenu (la durée réduite à 70 minutes aidant le spectateur à ne point s’ennuyer) et comprennent les inévitables viols, flagellations et autres scènes lesbiennes, sans oublier la cire brulante répandue sur le corps d’une masochiste.

Japon oblige, la pilosité est bannie et cette contrainte force le cinéaste à user de différents subterfuges pour ne jamais dévoiler l’intimité de ses actrices pourtant dans le plus simple appareil durant la majorité du temps de projection. Ce jeu avec la censure, digne de la chatte et de la souris, permet d’ailleurs au réalisateur de se montrer innovant dans ses cadrages, à la fois suggestifs et modéré, un élément de décor empêchant à chaque fois le spectateur / voyeur d’observer l’entrejambe des nymphettes entravées. Seule une scène use des peu esthétiques mosaïques afin de dissimuler, par ce procédé frustrant, la levrette octroyée au dentiste sur son assistante surexcitée.

Sans surprise et guère innovant, FLOWER AND SNAKE 4 se révèle une addition sympathique mais loin d’être essentiel à une saga tournant, hélas, rapidement en rond. Si l’intrigue s’éloigne, cette fois, de l’habituel schéma de la demoiselle martyrisée qui finit par prendre plaisir aux tortures infligées par ses ravisseurs, les raffinements érotiques proposés par ce quatrième volet ne se renouvèlent guère et provoquent au final une certaine lassitude.

Les inconditionnels du pinku sadomaso où ceux qui fantasment sur les dentistes (il en faut, comme peut en témoigner le Jack Nicholson de LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS) peuvent néanmoins jeter un œil distrait sur ce FLOWER AND SNAKE 4 routinier mais raisonnablement divertissant.

 

Fred Pizzoferrato - Novembre 2013