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Critique: |
VENDREDI 13, malgré des qualités objectivement réduites, fut un énorme succès, aussi imprévisible que partiellement immérité. Une séquelle devait fatalement suivre et c'est Steve Miner qui s'y colla, lançant la véritable frénésie de slashers qui devait déferler sur les écrans durant la première moitié des années 80. HALLOWEEN 2, MEURTRES A LA SAINT VALENTIN, HAPPY BIRTHDAY TO ME, SLUMBER PARTY MASSACRE,…ne furent que les premiers à s'engouffrer à la suite du succès de Jason, réitérant une recette déjà bien apprise. Que dire, donc, de cette première suite, surtout avec le recul ? Et bien, disons: bof, bof et re-bof! Mais l'ensemble n'est pas désagréable pour autant. Avec cet épisode, la plupart des caractéristiques de la saga sont maintenant en place, même si Jason Voorhees ne possède pas encore son célèbre masque de hockey. Il est déjà, en revanche, ce croque-mitaine invincible et pratiquement immortel, largement inspiré du maniaque Michael Meyers des HALLOWEEN. La seule survivante du massacre de Crystal Lake, Alice (Adrienne King), tente de remonter la pente dans une grande maison isolée, en dépit de ses problèmes nerveux, lorsqu'un inconnu surgit et lui plante un pic à glace dans le crâne. Exit Alice! Générique! Présentation des nouveaux personnages. Parmi eux se trouvent Jeff, sa copine Sandra, le rigolo de service Ted. Les apprentis moniteurs investissent donc le camp de vacances maudit de Crystal Lake. Très vite nous découvrons encore Terri (la très sexy mini-shortée et bien décolletée Kirsten Baker), la nympho Vicky, Mark - l'inévitable type dans un fauteuil roulant (souvenez-vous de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE: ils ne font pas long feu!), le macho Scott, le grand chef Paul et sa copine Ginny, la plus intelligente et la plus prude du lot, les fans de slashers ont donc déjà compris qu'elle sera la seule survivante une heure et vingt minutes plus tard!
Ce second chapitre, en fait, s'applique à reproduire les grandes lignes du modèle, dont le scénario tenait déjà sur un ticket de métro. Il veille à ne pas trop changer une recette commercialement porteuse mais se permet néanmoins d'abandonner complètement le côté whodunit de l'original. Ici, aucun mystère concernant l'identité du tueur, annoncée dès le départ, juste un carnage relativement distrayant. Il est intéressant de noter que les slashers suivants se partageront d'ailleurs en deux catégories, les uns imitant VENDREDI 13 premier du nom en offrant un simili mystère inspiré du policier et du giallo, les autres suivant la norme de ce TUEUR DU VENDREDI en jouant la carte du massacre pur. Steve Miner se contente de donner au public les frissons bons marchés attendus mais se révèle un meilleur technicien que Sean S. Cunningham, réussissant même quelques scènes angoissantes ou efficaces. Au niveau des effets gore, destinés à amuser les adolescents, Carl Fullerton prend la relève de Tom Savini et livre une série de plans sanglants hélas charcutés par la censure. Dommage! Il ne s'agit pas du pire slashers sortit à la même époque mais nous sommes loin d'un bon film. Le principal problème réside d'ailleurs dans l'impossible continuité
entre les épisodes 1 et 2, le premier présentant une mère devenue
folle suite à la noyade accidentelle de son fils, le second prétendant
que ce même fils est toujours vivant et qu'il a la trentaine. Si
le bilan n'est pas très positif, VENDREDI 13 - LE TUEUR DU VENDREDI,
reste toutefois un honnête slasher qui sa laisse voir d'un œil distrait.
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Fred Pizzoferrato - Février 2007 |
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