GHOSTHOUSE

Titre: La Casa III: Ghosthouse
Réalisateur: Umberto Lenzi
Interprètes: Greg Rhodes

 

Lara Wendel
Mary Sellers
Donald O'Brien
Ron Houck
Martin Jay
Kate Silver
Année: 1988
Genre: Horreur
Pays: Italie
Editeur
Critique:
Témoignage de la fin d’une époque (celle du bis italien), GHOSTHOUSE a été, à sa sorte, vilipendé par la critique. S’il ne peut, effectivement, rivaliser avec les grandes réussites des années antérieures, il se revoit aujourd’hui avec davantage de plaisir, devenu, malgré lui, un artefact sympathique en provenance directe du temps béni des vidéoclubs.



Un opérateur radio amateur, Paul, reçoit d’étranges transmissions d’origine inconnue. Avec sa copine Martha, le jeune homme décide d’investiguer ces phénomènes et aboutit finalement à une maison abandonnée. Le couple y rencontre un certain Jim, qui semble la voix entendue sur les ondes, et des événements mystérieux ne tardent pas à se produire, notamment les apparitions d’une fillette fantomatique accompagnée par une menaçante poupée. Filmé dans le Massachussetts (un décor déjà utilisé pour LA MAISON PRES DU CIMETIERRE), GHOSTHOUSE reprend les motifs bien connus du récit de hantise à l’américaine (AMITYVILLE et POLTERGEIST en tête) tout en y adjoignant quelques éléments plus européens (une horreur plus frontale et quelques passages putrides) en souvenir des classiques de Lucio Fulci. Le tout s’avère relativement plaisant quoique peu mémorable.



Les comédiens, peu connus, éprouvent bien des difficultés à défendre des personnages franchement stupides (une mention au Noir amateur de blagues lourdingues particulièrement irritant) et la mise en scène reste le plus souvent fonctionnelle. De plus, la bande originale se révèle quelconque et les scènes gore sont trop peu nombreuses pour contenter l’amateur. L’érotisme, pour sa part, se montre tout simplement absent. Frustrant ! GHOSTHOUSE se suit pourtant sans déplaisir, aidé par une durée restreinte et des manifestations surnaturelles régulières qui aident à maintenir l’intérêt du spectateur. Le final, en forme de pirouette (une constance du cinéma horrifique de Lenzi) évoque les bandes dessinées à la « Tales from the crypt » par son refus du happy-end et son recours à un cynisme sympathique teinté d’humour noir.

Pas une grande réussite mais une petite production correcte rebaptisée en Italie LA CASA 3 et présentée comme une séquelle d’EVIL DEAD. Le succès de la manœuvre entraina d’ailleurs la réalisation de LA CASA 4 et LA CASA 5, tous sans aucun lien entre eux.

Fred Pizzoferrato - Octobre 2017