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La série de films d'épouvante produit par la Universal touche ici à son terme avant les pantalonnades du duo Abbot & Costello. Le principe choisi consiste à reprendre les mêmes recettes que dans le précédent métrage, HOUSE OF FRANKENSTEIN, lequel poursuivait l'inflation "monstrueuse" entamée par FRANKENSTEIN MEETS THE WOLFMAN. Un mystérieux baron rend visite à un médecin génial, Edelmann, et lui révèle sa véritable nature, celle d'un vampire. Car il est en réalité le comte Dracula en personne. Le savant rétorque que tout se passe dans sa tête mais accepte de l'aider à être délivré de sa malédiction. Dix minutes de film plus tard (en fait quelques jours dans le récit), un homme, Larry Talbot, vient trouver notre scientifique et lui révèle…sa véritable nature, celle d'un loup-garou.
Les acteurs livrent des compositions cabotines mais appréciables, que ce soit l'inévitable Lon Chaney Jr, John Carradine (reprenant le rôle de Dracula avec beaucoup plus de réussite que dans le précédent film) ou encore Lionel Atwill, l'homme qui - invariablement - joue un flic dans chacun des "classiques" de la Universal. Atwill qui, malheureusement, décéda peu après, à 60 ans. Bien sûr, HOUSE OF DRACULA reprend la formule pourtant assez maladroite consistant à juxtaposer deux parties quasi distincte, l'une mettant en vedette Dracula, l'autre le Loup-Garou, alors que les éléments rapportés (bossu, savant fou) tentent de lier l'ensemble en un tout cohérent. En pure perte! Le Monstre de Frankenstein, pour sa part, fait une fois de plus de la figuration et n'entre en action qu'à la fin du film, pour résoudre les problèmes à sa manière. Les transformations du savant fou sont également un petit plus appréciable, donnant encore davantage l'impression d'assister à un véritable cirque où chaque monstre doit effectuer un petit tour de piste. Et, quoiqu'il en soit, HOUSE OF DRACULA ne se montre jamais ennuyeux ni lassant. Malgré ses nombreux rebondissements l'ensemble dure en effet à peine plus d'une heure, garantissant un rythme soutenu. Le scénario part souvent dans toutes les directions et ne se soucie guère de vraisemblance mais l'amusement est garanti. Les scènes de transformations sont réussies pour l'époque et l'amateur nostalgique passe un fort bon moment, à condition de ne pas vouloir faire de comparaison hors de propos avec les premiers titres, beaucoup plus sérieux, que sont DRACULA, THE WOLF MAN ou les trois FRANKENSTEIN originaux. Mais, dans la limite de ses ambitions, HOUSE OF DRACULA assure l'essentiel: procurer une heure de délassement agréable et tout public.
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Fred Pizzoferrato - Octobre 2006 |
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