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Critique: |
Ecritt en 1956 par Catherine Robbe-Grillet sous le pseudonyme de Jean de Berg, L'Image s'est rapidement imposé comme un classique de la littérature érotique inspirée par le SM, prenant place aux côtés d'Histoire d'O, son évidente référence. Il fallut une vingtaine d'années pour que le cinéma s'empare de ce récit audacieux et Radley Metzger, grand manitou du porno chic en livra une adaptation d'une fidélité exemplaire, à mi chemin entre l'érotisme plus BCBG alors triomphant (EMMANUELLE, HISTOIRE D'O, MADAME CLAUDE) et le hard pur et dur qui vivait ses dernières heures de gloire avant de sombrer dans la médiocrité des productions vidéo de bas étage.
Si le film possède donc de nombreuses qualités (décors
soignés, sens cinématographique réel, séquences
érotiques nombreuses,
) il faut malheureusement signaler
que le tout manque parfois un peu de rythme ou de véritable
énergie. Les personnages, quoique plus développés
que dans la vaste majorité du genre, manquent un peu de personnalité
et ne sont pas très élaborés. Les passages
utilisant une voix off ou se voulant plus philosophiques sont, eux
aussi, un peu pesant et ralentissent le rythme d'un métrage
un peu contemplatif et vaguement ennuyeux. En définitive THE IMAGE est à la fois une semi-réussite
et un semi-échec. Il s'élève par de nombreux
aspects au-dessus de l'adaptation frileuse d'HISTOIRE D'O par Just
Jaeckin mais ne retrouve pas les qualités du STORY OF JOANNA
de Gerard Damiano. Trop lent, l'intrigue est également trop
longuement mise en place pour que le spectateur ne sente pas poindre
une certaine lassitude et un certain ennui. Cepandant, les qualités
esthétiques réelles et la réussite brute des
dernières minutes relèvent le niveau d'un métrage
en définitive plutôt agréable à l'il.
THE IMAGE mérite donc une vision, d'autant que le cinéma
porno a rarement livré des productions aussi esthétiques
et visuellement soignées, mais Metzger est pourtant passé
en partie à côté de son sujet et rate donc le
chef d'uvre escompté. Reste un porno soft, beau, bien
ficelé et sensuel. C'est déjà beaucoup! |
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Fred Pizzoferrato - Mai 2008 |
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