L'HOMME INVISIBLE
Titre: The Invisible Man
Réalisateur: James Whale
Interprètes: Claude Rains

 

Gloria Stuart
Una O'Connor
Dwight Frye
Henry Travers
 
 
Année: 1933
Genre: Fantastique / Science-Fiction / Epouvante
Pays: USA
Editeur Universal
5/6
Critique:

La première adaptation du roman de Herbert Georges Wells demeure, tant d'années après sa sortie, un excellent exemple d'épouvante humoristique de bonne tenue.

Tout débute par l'arrivée d'un homme étrange, par une nuit glaciale, dans un petit village anglais. Le mystérieux personnage est enveloppé de bandelettes, comme une momie ou un grand brûlé. Il loue une chambre dans une pension en précisant bien qu'il ne souhaite pas être dérangé. Car notre homme, de son nom Jack Griffin, est devenu invisible à la suite d'une expérience scientifique ayant mal tourné.

Son plus gros problème, à présent, consiste à redevenir visible et, caché dans son bled, il espère y parvenir. Mais, sans cesse interrompu, Griffin ne parvient pas à découvrir l'anti-dote au mal dont il souffre. Comme il tombe à court d'argent, les propriétaires décident de le mettre à la porte mais Griffin se fâche et la police est finalement dépêchée sur les lieux.

Toute cette agitation rend cinglé notre homme invisible qui décide de se déshabiller, de tourmenter tout le village et de prendre la tangente. Evidemment, la fiancée de Griffin, Flora, et son père, le Dr Cranley, finissent par comprendre que Griffin est l'homme invisible dont les journaux ne cessent de parler. De plus, le savant reconnaît, parmi les ingrédients utilisés par son futur beau-fils, la redoutable monocaïne, a même de rendre invisible sans doute mais aussi de conduire n'importe qui à la folie.

Griffin, pendant ce temps, contacte son ancien associé, Kemp, et projette de devenir…le maître du monde. Oui, pas moins! Kemp tente d'arrêter l'homme invisible mais ce dernier s'échappe à nouveau et commence à semer la terreur avec une évidente bonne volonté. Avec l'aide de la pluie et de la neige, la police mettre fin aux ambitions du savant fou.

Le réalisateur James Whale livra quatre classiques dans le domaine de l'horreur: FRANKENSTEIN, LA FIANCEE DE FRANKENSTEIN, THE OLD DARK HOUSE et cet HOMME INVISIBLE. Ce dernier est peut-être moins réputé mais il possède pourtant une énergie et un rythme jamais démenti.

Whale y est aussi à l'aise dans les scènes effrayantes que dans l'humour même si certains personnages secondaires à vocation purement comiques n'apportent rien au métrage dans son ensemble. L'interprétation est ici de qualité, y compris de la part de Claude Rains malgré les contraintes imposées par le sujet: il est rarement présent à l'écran et, 95% du temps, il apparaît sous une couche de bandelettes qui le recouvre entièrement.

Evidement, les incroyables effets spéciaux restent dans toutes les mémoires et il est significatif de constater que, 70 ans après, les séquences truquées restent incroyablement convaincantes et réussies.

En bref, L'HOMME INVISIBLE n'a pas volé son statut de classique du fantastique et ce métrage demeure un vrai grand moment de cinéma.

octobre 2006