KICKBOXER IV
Titre: Kickboxer IV: The Agressor
Réalisateur: Albert Pyun
Interprètes: Sasha Mitchell

 

Kamel Krifa Kamel Krifa
Brad Thornton
Jill Pierce
Michele 'Mouse' Krasnoo
Nicholas Guest
 
Année: 1994
Genre: Arts martiaux
Pays: USA
Editeur
Critique:

Après le fiasco quasi complet du troisième volet, la saga remonte un poil la pente avec ce nouvel épisode légèrement plus efficace qui démarque, une fois de plus, le classique OPERATION DRAGON. Faussement accusé d’un meurtre, le roi des rings David Sloan est incarcéré. Après plus d’un an de prison, Sloan est contacté par un agent du gouvernement qui souhaite l’envoyer en mission au Mexique, Tong Po y étant devenu chef d’une bande de narcotrafiquants. L’affaire devient personnelle lorsque Sloan apprend que sa femme a été enlevée par Tong Po. Sloan s’invite au grand tournoi martial organisé par son ennemi dans le but de le défaire définitivement.

Absent derrière la caméra du piètre précédent opus, Albert Pyun (CYBORG, la tétralogie NEMESIS) revient scénariser et diriger ce quatrième volet. Dans le rôle principal, Sasha Mitchell retrouve le personnage de David Sloan mais, malheureusement, Dennis Chan n’est plus de la partie, son absence se traduisant par la perte des dialogues humoristiques qui constituaient pourtant un des points forts de la franchise.

Michel Qissi, pour sa part, abandonne à Kamel Krifa le rôle du diabolique Tong Po, devenu ici le chef d’un cartel mexicain de la drogue très mal maquillé pour ressembler à un asiatique colérique. Bien qu’ils portent les mêmes patronymes ni David Sloane ni Tong Po se semble d’ailleurs agir conformément aux caractéristiques des personnages établies dans les trois premiers films. Cela donne un certain cachet à ce Tong Po nouvelle manière proche d’un méchant oriental de pulp façon Fu Manchu ou Ombre Jaune assorti d’une petite touche humoristique. Mais le film ne parait guère se soucier de cette caractérisation et se contente d’aligner les passages très classiques, vus un nombre incalculable de fois dans le cinéma martial.

Pour épaissir un minimum cette banale et très prévisible histoire de vengeance agrémentée d’un soupçon de polar (entre autre via la voix off), le métrage organise donc un grand tournoi d’arts martiaux à laquelle participe une petite emmerdeuse qui met à rude épreuve la patience du spectateur tout comme celle de Sasha Mitchell.

Les différents combats, très génériques, ne sont pas désagréables mais ne possèdent aucune qualité particulière pour les hisser au-dessus de la (basse) moyenne des dtv martiaux américains des années ’90. L’affrontement final se montre en outre très pauvre, David Sloan et Tong Po se lançant à la tête ce qui leur tombe sous la main durant un banquet. Involontairement drôle.

Dans l’ensemble, KICKBOXER IV ne casse pas trois pattes à un canard et reste largement en deçà de l’original, tout comme de sa première et étonnamment plaisante séquelle. Le film se regarde cependant sans déplaisir pour les inconditionnels et s’avère plus divertissant que les troisième et cinquième volets. Pour amateurs pas trop regardant de pif paf, KICKBOXER IV fait donc le taf.

Fred Pizzoferrato - Septembre 2016