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Après un accident de voiture, une jeune femme, Ellen, est poursuivie, sur une route déserte, par un maniaque… La série télévisée Masters of Horror permet à quelques seconds couteaux talentueux de l'épouvante de signer un come-back remarqué. Don Coscarelli, par exemple, devint une figure culte au travers de sa saga PHANTASM (même si le troisième épisode est très moyen et le quatrième carrément raté) et, dans une moindre mesure, de DAR L'INVINCIBLE. Dernièrement (en 2003), Coscarelli s'est associé avec le romancier Joe Lansdale pour l'excellent et délirant BUBBA HO-TEP, un des métrages les plus originaux de ces dernières années. Ici, le cinéaste s'inspire à nouveau d'une courte nouvelle de Lansdale pour concocter un survival en apparence classique mais mené avec un style intéressant. Dans une trame très linéaire (la traque de l'héroïne par un tueur), Coscarelli intercale de nombreux flash-back qui vont expliciter le comportement de la jeune femme, jadis amoureuse d'un type fanatisé par la survie et les techniques d'autodéfense. Loin d'être la victime traditionnelle (style "ciel j'ai cassé mon talon, filé mon bas et ce dingue continue de me poursuivre, la poisse!") la belle va utiliser ses connaissances pour mener la vie dure au maniaque. Le reste du métrage utilise les éléments coutumiers du survival (MASSACRE A LA TRONCONNEUSE en tête mais aussi LA COLLINE A DES YEUX et JEEPERS CREEPERS) pour offrir un spectacle stressant et globalement réussi. L'interprétation y est sans doute pour beaucoup, en particulier la présence de Bree Turner dans le rôle de la victime peu consentante. Evidemment, Angus Scrimm apparaît également dans le métrage mais délaisse pour une fois les rôles de méchant, laissant à John DeSantis le soin d'incarner l'étrange tueur. LA SURVIVANTE est un sympathique épisode de la série télévisée des Masters of Horrors.
LA SURVIVANTE est clairement un épisode divertissant et sans prise de tête: il ne peut rivaliser avec la parabole politique de Joe Dante (VOTE OU CREVE) ni avec la qualité de LA FIN ABSOLUE DU MONDE de John Carpenter mais il remplit totalement sa fonction, à savoir effrayer et distraire le spectateur durant 60 minutes. Au niveau du DVD, pas de problèmes particulier mais une politique éditoriale discutable qui préfère proposer les treize épisodes à l'unité (pour une quinzaine d'euros chacun) plutôt que dans un plus conventionnel coffret DVD. |
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Fred Pizzoferrato - Juin 2007 |
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