NOM DE CODE: OIES SAUVAGES
Titre: Geheimcode Wildgänse
Réalisateur: Anthony M. Dawson (Antonio Margheriti)
Interprètes: Lewis Collins
Lee Van Cleef
Ernest Borgnine
Klaus Kinski
Mimsy Farmer
Manfred Lehmann
 
Année: 1984
Genre: Aventures / Guerre
Pays: Italie / Allemagne
Editeur Artus Films
Critique:

Sorti en 1984, NOM DE CODE : OIES SAUVAGES fait partie de ces films d’aventures guerrières réalisés par Anthony M. Dawson (pseudo habituel d’Antonio Margheriti) dans la lignée de ses HEROS D’APOCALYPSE et autre KOMMANDO LEOPARD. Comme le titre l’indique, le film se veut une fausse séquelle des OIES SAUVAGES, gros succès cinématographique de la fin des seventies. Sa légitimité repose en grande partie sur la présence à la production d’Erwin C. Dietrich, grand spécialiste du cinoche d’exploitation déjà coproducteur des OIES SAUVAGES officielles. Il revient pour ce NOM DE CODE : OIES SAUVAGES opportunément lancé alors que le tournage des OIES SAUVAGES 2 est annoncé.

Malheureusement, le décès de Richard Burton la veille du premier jour de tournage obligea à des réécritures en catastrophe et Lewis Collins est un temps envisagé dans un des rôles principaux. Au final, Collins n’est pas engagé, ce qui lui permet de figurer en tête d’affiche de ce décalque. A ses côtés, Margheriti rassemble un casting des plus attrayants : Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Klaus Kinski et l’indispensable présence féminine de Mimsy Farmer.

L’intrigue, classique, ne cherche pas à innover mais au contraire à entretenir la filiation contestable avec les authentiques OIES SAUVAGES en reprenant le principe du film de commando dans la tradition des DOUZE SALOPARDS et autres CANONS DE NAVARONNE. Le tout anticipe également de quelques mois le retour en grâce du film de gros bras s’en allant guerroyer dans la jungle puisque NOM DE CODE : OIES SAUVAGES ressemble parfois à du PORTES DISPARUS ou RAMBO 2 avant la lettre. Donc le commandant Wesley (Lewis Collins) mène un groupe de mercenaires et autres repris de justice dans le Triangle d’Or asiatique afin de mettre un terme au règne d’un despote trafiquant d’opium. Un script efficace, sans fioriture, et additionné d’une pointe de sadisme de bon aloi comme les Italiens en avaient le secret. Et une musique synthé prog plaisamment datée jouée par les Allemands d’Eloy sur leur petit clavier d’époque.

Le film se distingue assez peu de la masse des productions du même style mais la patte de Margheriti reste présente : science du rythme, enchainement de séquences spectaculaires et, surtout, utilisation des maquettes, lesquelles sont certes visibles mais cependant soignées avec une poursuite en voiture dans un tunnel, l’assaut des mercenaires sur le camp ennemi et l’intervention d’un hélicoptère équipé d’un lance-flamme. T

out ça s’avère assez divertissant et se suit sans ennui, le film étant rythmé par de nombreuses fusillades et explosions. NOM DE CODE : OIES SAUVAGES est donc une petite production satisfaisante entre la série B d’aventures, l’imitation de blockbuster et le roman de gare. Il existe de bien pire manière d’occuper 1H40 de son temps.

Fred Pizzoferrato - Août 2016