PECOS, TIRE OU MEURT

Titre: Pecos è qui: prega e muori!
Réalisateur: Maurizio Lucidi
Interprètes: Robert Woods

 

Erno Crisa
Luciana Gilli
Ignazio Spalla
Brigitte Wentzel
Simon Lafitte
Année: 1968
Genre: Western
Pays:
Editeur
Critique:
Ayant connu un joli succès, le réussi MON NOM EST PECOS se devait de recevoir rapidement une suite emballée par la même équipe. Tourné dans l’urgence, PECOS TIRE OU MEURT réinvite donc Robert Wood à reprendre son rôle de Pecos Martinez toujours sous la direction de Maurizio Lucidi. Malheureusement, cette séquelle s’avère largement inférieure au premier volet.



Une fois de plus, le film reprend un schéma déjà largement usité dans le western, celui des personnages à la recherche d’un trésor perdu. Ici, il s’agit du magot de Monteczuma, lequel est caché dans un temple aztèque. Trois mariachis possèdent la carte pouvant y mener mais ils estiment avoir besoin d’aide pour s’en emparer. Ca tombe bien, Pecos Martinez est disposé à leur donner un coup de main, d’autant qu’ils vont s’opposer à un tyran mexicain mégalomane surnommé El Supremo voulant, lui aussi, trouver le légendaire trésor tout en réclamant une rançon pour la belle Dona Ramona.





Robert Woods connu une belle carrière dans le western à l’italienne, figurant notamment dans QUATRE DOLLARS DE VENGEANCE, EL PURO LA RANCON EST POUR TOI ou BELLE STARR STORY. D7s les années ’70, accusant la défection du public pour les pistoleros, l’acteur se reconvertit dans le bis et tourne plusieurs érotiques avec Jess Franco (LE MIROIR OBSCENE, PLAISIR A TROIS, MACISTE ET LES GLOUTONNES) avant de disparaitre des radars. Il reprend ici son rôle de Pecos mais semble nettement moins concerné que dans le précédent épisode, traversant le film avec une nonchalante décontraction tandis que les scénaristes multiplient les rebondissements souvent attendus.



Le héros rencontre donc une poignée de bandits forcément veules, vicieux, gourmands et portés sur la bouteille autant que sur les femmes. Des archétypes de méchants de western qui auront fort à faire face à un Pecos avide de justice. Par rapport au premier film, le ton a changé, davantage porté sur l’outrance et l’humour, PECOS TIRE OU MEURT se rapprochant parfois d’une bande dessinée ce qui lui donne un certain charme et un minium de rythme même si cette suite hâtivement confectionnée reste réservée aux inconditionnels du spagh’.

Une production correcte mais de consommation courante à laquelle on préférera le nettement plus réussi MON NOM EST PECOS pour une meilleure approche du pistolero mexicain.

Fred Pizzoferrato - Mars 2017