LA REVOLTE DES INDIENS APACHES

Titre: Winnetou - 1. Teil
Réalisateur: Harald Reinl
Interprètes: Lex Barker

 

Pierre Brice
Marie Versini
Mario Adorf
Walter Barnes
Chris Howland
Ralf Wolter
Année: 1963
Genre: Western
Pays: Allemagne / Italie / Yougoslavie
Editeur M6 Vidéo
Critique:
Lancées au début des années ’60, les adaptations des romans de Karl May mettant en vedette Winnetou rendirent célèbre le Français Pierre Brice qui devint une des stars les plus fameuses du cinéma allemand en incarnant à onze reprises (en quatre ans !) le fameux chef indien. Le rôle lui colla d’ailleurs tellement à la peau qu’il le reprit en 1980 dans une série télévisée en quatorze épisodes. Dans la plupart de ces films, Brice partage l’affiche avec l’ancien Tarzan Lex Barker qui campe son ami Old Shatterhand.

Se situant avant le premier volet (LE TRESOR DU LAC D’ARGENT), ce deuxième opus en forme de préquelle revient sur les débuts de l’amitié liant Winnetou à Old Shatterhand, ingénieur des chemins de fer arrivant dans l’Ouest comme un cheveux sur la soupe. Le courageux Shatterhand va rapidement avoir fort à faire avec le tyran local, Sanders, associé aux redoutables indiens Kiowas, qui décide de traverser avec sa voie ferrée les terres sacrées des Apaches. Après diverses péripéties, Shatterhand est capturé par Winnetou qui le condamne à une lutte à mort mais notre homme réussit à se tirer d’affaire, heureusement puisque la sœur du chef en tombe amoureuse (refrain connu). Dès lors, le Blanc et l’Indien deviennent amis et s’associent pour que triomphe la justice.



LA REVOLTE DES INDIENS APACHE constitue un agréable western à l’ancienne, coproduit par l’Allemagne, l’Italie et la Yougoslavie, qu’Harald Reinl (le spécialiste du krimi) va tourner dans les paysages grandioses de Croatie. Nous sommes encore dans le récit naïf, coloré, proche des romans de gare et des bandes dessinées, avant que le style spaghetti ne viennent dynamiter tout cela par son cynisme. Dès lors le film est très familial, destiné à un large public qui apprécie les chevauchées, les fusillades et les scènes d’action, plutôt originales et bien ficelées. La scène la plus mémorable envoie carrément une locomotive à travers un saloon dans lequel se sont retranchés les ennemis de Shatterhand, lequel a dévié, durant la nuit, la voie ferrée ! Du grand spectacle pour l’époque, toujours plaisant à visionner un demi-siècle plus tard.





La romance forcément tragique allège l’intrigue qui fonctionne sur la base de l’amitié virile entre l’Indien et le Blanc d’abord peu à sa place dans l’Ouest mais qui trouve finalement sa raison d’être et s’impose en héros traditionnel de western. Tout cela peut sembler suranné mais on passe au final un bon moment devant ce pur divertissement du samedi soir à visionner avec son âme d’enfant.



La projection finie on irait bien rechercher sa panoplie pour jouer aux cow-boys et aux Indiens dans le jardin.

Fred Pizzoferrato - Mai 2017