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Sud des Etats-Unis, 1943. Le colonel Caldwell a deux filles d'une vingtaine d'année, Claire et Kay. La seconde doit épouser Frank Stanley mais l'arrivée d'un noble européen, le comte Alucard, remet tout cela en question. Une gitane nommée Zimba annonce pourtant à la jeune Kay un avenir peu radieux: elle va se marier avec un cadavre. Mais la gitane meurt de peur en voyant une chauve-souris et Kay retourne à la maison. Evidemment, Alucard débarque, tue le vieux Caldwell et arrive finalement alors que la réception se termine dans le chagrin. Claire hérite de l'argent, Kay de la plantation familiale et décide d'épouser Alucard, tout en sachant qu'il est un vampire. Le jaloux Frank n'arrange pas les choses en tirant sur le comte puisqu'il abat accidentellement sa fiancée. Le Dr Brewster va pouvoir l'aider, avec un certain Lazlo, chasseur de vampire de son état. Voici le premier grand film de Robert Siodmak, écrit par son frère, le romancier Curt, auteur de nombreux scénario (du VAUDOU de Tourneur au culte FRANKENSTEIN RENCONTRE LE LOUP-GAROU de Roy William Neill, tout deux de cette même année 1943) et du roman "Le Cerveau du Nabab". Ce SON OF DRACULA constitue une bonne surprise et s'avère souvent intéressant, grâce à une bonne équipe technique (avec entre autre le fameux maquilleur Jack Pierce et le spécialiste des effets visuel John P. Fulton) et à des interprètes motivés. Si Lon Chaney Jr n'est pas le meilleur acteur ayant incarné le comte à l'écran, sa prestation n'est pas déshonorante pour autant, loin de là. Cela lui permet d'ailleurs d'incarner le dernier des "quatre cavaliers de l'Apocalypse" made in Universal puisque Chaney joua tour à tour les 4 monstres principaux du bestiaire: Le Loup Garou, La Momie, Le Monstre de Frankenstein et Dracula.
Malgré quelques faiblesses, SON OF DRACULA s'appuie sur un scénario riche et inventif et développe les dialogues et personnages avec talent, même si les rigueurs de la censure empêchent le cinéaste de véritablement s'attarder sur la relation passionnelle et érotique de son héroïne avec le comte. |
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Fred Pizzoferrato - Février 2007 |
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