|
|
Critique: |
L'équipe d'élite de la Police du Monde combat les infâmes terroristes partout dans le monde: islamistes, communistes, acteurs homos, tous menacent la sécurité de la planète et doivent être anéantis sans pitié. Réalisé par l'équipe de "South Park", cette comédie uniquement réalisée avec des marionnettes s'apparente à une version délirante des "Sentinelles de l'Air". A l'opposé de la version live du titre précité, TEAM AMERICA ose les mouvements saccadés, les fils bien visibles et les séquences outrancières. Nous retrouvons une pseudo-Pénélope obsédée et une poupée Ken revisitée par Rambo en pleine guerre mondiale contre l'Axe du Mal représentée par le Maghreb et la Corée. Le patriotisme en prend pour son grade mais Trey Parker ne se prive pas d'adopter les codes du blockbuster ricain des années glorieuses. Son métrage ressemble donc à s'y méprendre à une version un peu plus délirante des classiques bis comme INVASION USA ou DELTA FORCE avec Chuck Norris. Ce n'est donc pas vraiment le monument délirant annoncé, plutôt une version long métrage d'un sketche des Guignols de l'Info et on s'attend presque à voir débarquer la marionnette de Ben Ladden pour lancer un "spize di conaze" référentiel.
On note pourtant quelques bons moments musicaux, entre autres un thème récurent et mémorable: "America Fuck You" et un génial "Pearl Harbour Sucks" qui devraient ravir tous les adversaires du cinéma de Michael Bay, responsable selon Parker des pires daubes de l'histoire du cinéma. Le final de TEAM AMERICA voit finalement les "Thunderbirds" investir la base secrète ennemie et se livrer à des combats aux sabres, des déluges de balles qui laissent des trous sanglants dans les poitrines, des chorégraphies martiales, etc.
Trey Parker ne s'est donc guère calmé depuis l'époque Troma et, si TEAM AMERICA ne cherche pas à rivaliser avec le gore satique de MEET THE FEEBLES ou les pornos animés comme TOY JOY ou LET MY PUPPET COME, le résultat demeure néanmoins outrancier et vulgaire à souhait. Bref, TEAM AMERICA est relativement décevant et ne permet pas de crier au génie mais, en dépit de ses longueurs et de ses idées non ou mal exploitées, il permet de passer un bon moment. Sans plus, ni moins. |
||||
|
Fred Pizzoferrato - Mars 2007 |
|||||