TREMORS IV - LA LEGENDE COMMENCE

Titre: Tremors 4: The Legend Begins
Réalisateur: S.S. Wilson
Interprètes: Michael Gross

 

Sara Botsford
Billy Drago
Brent Roam
August Schellenberg
J.E. Freeman
Ming Lo
Année: 2004
Genre: Horreur / Western
Pays: USA
Editeur
Critique:
Excellente série B sortie en 1990, TREMORS engendra une descendance nombreuse à destination de la vidéo. Si, dans la plupart des cas, ce genre de produits qui se contentent d’exploiter une recette connue doit être évité comme la peste, la saga Tremors se distingue par l’efficacité de ses différents segments, tous divertissants et plaisants. Ce quatrième opus en forme de préquelle ne fait pas exception et s’avère même particulièrement sympathique.

L’intrigue se situe dans une petite ville minière du Nevada, Rejection, en 1889. De nombreux mineurs meurent mystérieusement, attaqués par d’étranges créatures. Le propriétaire de la mine, Hiram Gummer (joué par Michael Gross qui campe ici l’ancêtre de son personnage des trois premiers volets) débarque à Rejection et va devoir combattre, avec les quelques villageois n’ayant pas fui, des hordes de monstres souterrains agressifs. TREMORS 4 poursuit la tradition de la saga, entre horreur « grand public », aventures et humour au second degré.



Situé dans le cadre d’une petite ville typique du western, ce nouvel épisode renouvelle quelque peu la donne tout en restant dans la tradition de ces prédécesseurs, confrontant, à la façon d’un « film de siège », une poignée de personnages joyeusement typés à des hordes de monstres appelés les Grabboïds. Nos combattants ils finiront bien sûr par défaire les créatures souterraines en utilisant des armes de la fin du XIXème siècle dont une sorte de fusil / canon saugrenu mais ayant, apparemment, réellement existé. Seul héros récurrent de la saga, Michael Gross prend le contre-pied de son rôle dans les premiers films et incarne cette fois un homme distingué qui n’a aucune expérience des armes et débarque dans l’Ouest sauvage comme un cheveu sur la soupe. Ce n’est d’ailleurs pas le seul clin d’œil à destination des amateurs de la saga qui retrouveront, à intervalles réguliers, d’amusantes références au futur de la petite ville destinée à changer de nom pour devenir Perfection.



Scénariste du premier TREMORS mais aussi de SHORT CIRCUIT (et de WILD WILD WEST), S.S. Wilson écrivit les deuxième, troisième et quatrième volet de la franchise, sans oublier la série télévisée dérivée, passant deux fois derrière la caméra (pour TREMORS 2 et ce TREMORS 4). Il accomplit un boulot appréciable en proposant de jolis plans d’inspiration très western qui rendent le film agréable à visionner. Autre élément satisfaisant : les effets spéciaux réussis privilégient largement les effets physiques et mécaniques au lieu de se complaire dans les CGI miteux façon Syfy. Un bon point à ne pas négliger lorsque l’on veut proposer un film de monstres à l’ancienne.

Pour la troisième séquelle à destination de la vidéo d’une modeste série B, TREMORS 4 se révèle étonnamment plaisant et offre au spectateur ce qu’il est venu chercher, à savoir une petite heure et demie de divertissement sans prétention mais efficace. C’est déjà beaucoup !

Fred Pizzoferrato - Août 2017