LE TRESOR DES MONTAGNES BLEUES

Titre: Winnetou - 2. Teil
Réalisateur: Harald Reinl
Interprètes: Pierre Brice

 

Lex Barker
Anthony Steel
Karin Dor
Klaus Kinski
Terence Hill
Eddi Arent
Année: 1964
Genre: Western
Pays: Allemagne / France / Italie / Yougoslavie
Editeur
Critique:
Un nouvel opus de la longue saga des WINNETOU. Celui-ci est toujours campé par Pierre Brice qui chevauche en compagnie de son ami Old Shatterhand joué par Lex Barker. La recette ne change pas vraiment avec toujours la perspective d’un conflit entre les Blancs et les Indiens que Winnetou va tenter d’éviter.



Dans ce troisième volet, les Assiniboins déclarent la guerre aux colons mais le brave chef apache Winnetou calme les hostilités en sauvant Ribanna, la fille du chef Assiniboins, et en obtenant, en retour, la grâce de trois soldats américains capturés. Parmi ceux-ci se trouve le lieutenant Robert Merril, fils du commandant Merril et, pour sauver la paix, le jeune officier demande la main de Ribanna, laquelle n’a pourtant d’yeux que pour le courageux Winnetou. Pendant ce temps, refrain connu, un sale type assoiffé de richesse, Bud Forrester, attaque divers colon tout en reportant le blâme sur les Peaux-Rouges. Le but de Forrester consiste à s’emparer des terres indiennes à vil prix afin de pouvoir en exploiter le pétrole. Winnetou, Shatterhand et Merril vont devoir unir leurs forces pour déjouer ce plan.



Outre Brice et Barker, LE TRESOR DES MONTAGNES BLEUES convoque un casting appréciable. Dans le rôle du méchant bussinessman, nous retrouvons Anthony Steel un comédien qui aura, une dizaine d’années plus tard, le rôle principal de l’adaptation d’HISTOIRE D’O. Le jeune lieutenant de cavalerie est, pour sa part, incarné par Mario Girotti que les amateurs de westerns apprendront à connaitre sous le pseudonyme de Terence Hill. L’élément féminin indispensable, source d’un conflit amoureux entre le chef apache et le lieutenant précité revient pour sa part à la toute belle Karin Dor que l’on reverra face à Sean Connery dans ON NE VIT QUE DEUX FOIS. A côté de cet atout charme, LE TRESOR DES MONTAGNES BLEUES ajoute un inévitable sidekick comique, le très british et ridicule Lord Castlepool, déjà vu dans LE TRESOR DU LAC D’ARGENT et que l’on reverra ensuite dans WINNETOU & SHATTERHAND IN THE VALLEY OF DEATH. Il est campé par Eddi Arent vu dans d’innombrables krimis dans des rôles toujours similaires de comparses idiots. Enfin, le film convoque un vrai salopard irrécupérable, âme damnée et bras armé du méchant homme d’affaire que joue l’inévitable Klaus Kinski.



La mise en scène se montre effective et les moyens sont conséquents avec une figuration nombreuse, des décors convaincants et des costumes colorés. La principale scène d’action, à savoir l’explosion, durant la nuit, de l’usine pétrolière, se montre à la hauteur des attentes et spectaculaire à souhait. Du bon boulot. En dépit de la relation triangulaire qui s’établit entre Pierre Brice, Karin Dor et Terence Hill, le film reste familial et laisse peu de place à de longs développements psychologiques : l’aventure domine, ponctuée de bagarres, attaques, explosions et autres cascades.

Peu de violence, beaucoup de naïvetés, le tout possède un véritable charme nostalgique qui saura encore enchanter les spectateurs ayant laissé leur cynisme au vestiaire. Une bonne soirée « western » assurée.

Fred Pizzoferrato - Mai 2017