L'ULTIME CHEVAUCHEE
Titre: Raiders of old California
Réalisateur: Albert C. Gannaway
Interprètes: Jim Davis

 

Faron Young
Arleen Whelan
Marty Robbins
Lee Van Cleef
Louis Jean Heydt
Harry Lauter
Année: 1957
Genre: Western
Pays: USA
Editeur Artus Films
Critique:

Réalisé en 1957 et tourné en noir & blanc, L’ULTIME CHEVAUCHEE constitue une toute petite production western comme il en pullulait à cette époque. L’histoire a au moins le mérite d’une relative originalité : un ancien officier yankee, Angus Clyde McKane, laisse la vie sauve à un riche Mexicain, Sebastian, en échange de ses terres. Bien sûr, McKane veut supprimer le Mexicain spolié en question mais celui-ci, malgré une chute dans les montagnes, survit et se fait oublier après avoir trouvé Dieu. Devenu prêtre, Sebastian doit toutefois témoigner contre McKane afin que les pauvres paysans retrouvent leurs terres.

Fauché, L’ULTIME CHEVAUCHEE capitalise aujourd’hui sur la présence, dans un second rôle, de Lee Van Cleef en cow-boy sadique, homme à tout faire (et surtout à tuer) d’un capitaine yankee magouilleur campé par Jim Davis (Jock Ewing dans « Dallas »). Les héros sont cependant deux chanteurs country qui eurent leur heure de gloire (Faron Young et Marty Robbins) mais une courte carrière de comédiens. Il était courant, à cette époque, d’engager des vedettes de la chanson pour tourner dans le western mais on ne peut pas dire que les interprètes soient très convaincants, à l’image de l’ensemble du film, potable mais sans rien de notable.

A noter que L’ULTIME CHEVAUCHEE a été tourné simultanément (et avec la même équipe) que THE BADGE OF MARSHALL BRENAN. Les spécialistes mentionnent même que l’attaque indienne incongrue et complètement hors de propos à la fin de l’ULTIME CHEVAUCHEE a été directement reprise de ce THE BADGE OF MARSHALL BRENAN. Peu d’attention furent d’ailleurs accordée aux détails : situé vers 1848, à la fin de la guerre americano-mexicaine, le long-métrage propose des costumes et armes totalement anachroniques (qui semblent dater de la guerre de Sécession). Les lieux, dates et événements décrits semblent d’ailleurs totalement fantaisistes et seul le divertissement importe pour le cinéaste qui emballe le tout avec une absolue absence d’implication.

L’action est donc rare, les décors piteux (avec des maquettes évidentes) mais la durée restreinte (environ 70 minutes) et quelques rebondissements confèrent un semblant de rythme à l’entreprise. Nous sommes (artistiquement et financièrement) au niveau d’un médiocre épisode de série western des années ’50, pas franchement désagréable pour les completistes et autres inconditionnels du genre mais tout à fait dispensable pour le grand public, d’autant que la copie accuse son âge, un défaut cependant excusable vu la rareté d’un métrage heureusement accompagné d’un commentaire bonus intéressant et honnête.

Fred Pizzoferrato - Septembre 2016