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Le troisième volet édité par Bach Films de la saga mexicaine consacrée aux vampires, après LES PROIES DU VAMPIRE et LE RETOUR DU VAMPIRE, trahit malheureusement une nette baisse qualitative et peine à passionner le public, en dépit de l'une ou l'autre idées assez folles et définitivement amusantes pour les acharnés du bis. L'idée dominante est donc que certaines mélodies exercent un étrange pouvoir sur les créatures de la nuit, pouvant par exemple les attirer à l'image d'un chien chien fidèle ou, carrément, les détruire. Tout commence par la résurrection du vampire mélomane Sotubai qui joue de l'orgue (constitué de squelettes humains bien sûr) avec toute la fougue cabotine d'un débutant auditionnant pour la nouvelle version du Fantôme de l'Opéra. Ensuite, le vampire sacrifie une demoiselle passant par là (dans sa jeep) et révèle ses intentions, assez quelconques: se venger de la famille Colman, les responsables de la destruction de son clan. Il débarque donc chez le professeur alors que Rodolfo interprète au piano un morceau de musique sensé attirer les vampires ("non! comme c'est étrange!"). Sotubai et Rodolfo devront lutter jusqu'à la mort mais Rodolfo a une arme sans équivalent: un morceau de musique capable de détruire toutes les créatures non mortes et, accessoirement, de casser les oreilles et les bombons des spectateurs (un inédit de Lara Fabian sans doute). LE MONDE DES VAMPIRES ne joue pas dans la demi-mesure et les non-morts en question ont d'ailleurs un look pas possible, plus craignos monsters ça n'existe pas (sauf le monstre du BARON DE LA TERREUR, définitivement hors concours évidemment), tandis que le cinéaste s'emmêle manifestement les pinceaux mythologiques en proposant des vampires ressemblant carrément à des loups-garous ou à des elfes grotesques. Seul Subotai s'apparente à un vampire classique (le vieux beau en costard quoi), les autres ont tous d'infâmes masques de plastiques qui n'effraieraient même pas un gamin invité à la première après-midi Halloween de l'école maternelle. D'autres vampires sont par contre de belles jeunes femmes mais il vaut mieux s'en méfier même si il est certains que les demoiselles sucent pas mal… Bref, LE MONDE DES VAMPIRES est too much, plein de longueurs et plutôt ennuyeux mais il est également tellement Z que le spectateur conciliant peu encore y trouver matière à l'un ou l'autre éclat de rire. La séquence de destruction des goules à coup de mélodies mortelles reste en tout cas un grand morceau de cinéma décalé et fier de l'être. Visuellement, l'ensemble est pourtant soigné, avec une belle photographie noir et blanc et quelques décors artificiels plutôt agréables à l'œil, conférant au métrage un coté onirique et bizarre assez bienvenu. Dommage que le rythme ne suive pas, avec un peu plus d'énergie et de bonne volonté LE MONDE DES VAMPIRES aurait pu échapper à son statut de nanar languissant pour devenir une authentique petite curiosité bis. |
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Fred Pizzoferrato - Mars 2007 |
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